L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) se prépare à reprendre ses activités en utilisant des méthodes alternatives de consultation pour lesquelles l’organisme sonde actuellement d’anciens participants.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

À l’occasion de la publication de son rapport annuel 2019, l’OCPM souligne avoir développé au fil des ans de nouvelles façons de faire en utilisant le numérique pour consulter la population. Avec la crise sanitaire actuelle qui impose la distanciation sociale, certaines méthodes alternatives pourront se révéler utiles : des consultations virtuelles, par écrit et par téléphone sont envisagées.

« Les expérimentations des dernières années ont permis de redynamiser de nombreux dispositifs de participation, tout en évitant de créer de nouvelles formes de fractures et d’exclusions. Afin de rendre l’engagement citoyen moins intimidant, l’Office développe de nouveaux outils », note l’organisme qui estime avoir atteint un équilibre entre activités en personne et celles menées de façon virtuelle.

« Loin d’être en concurrence, nous notons que ces deux modes se nourrissent mutuellement pour aider à participer plus et à participer mieux. Combinés, ils facilitent l’accès d’un public plus large, qui n’a pas toujours le temps ou l’envie de se rendre aux assemblées publiques, tout en conservant le cadre de débat prévisible et constructif qui assure des contributions éclairées », selon Dominique Ollivier, présidente de l’OCPM.

En 2019, l’OCPM a mené et compléter une douzaine de consultations publiques au cours desquelles il y a eu 22 000 participations. « Il s’agit de la seconde année consécutive où on atteint de tels chiffres de participation, un phénomène interprété comme un indicateur d’un changement profond de culture participative », souligne l’Office.

Mandat élargi

Par ailleurs, Mme Olivier plaide pour un mandat élargi de l’organisme qu’elle préside depuis 2014. À cet égard, elle dit que des discussions doivent avoir lieu sur la possibilité d’attribuer « un rôle statutaire dans la gestion des dossiers touchant plusieurs arrondissements ou villes de l’agglomération » (le projet Royalmount, par exemple).