Trois dossiers d’intérêt pour les Montréalais étaient inclus dans les nombreux documents budgétaires. Le point.

André Dubuc André Dubuc
La Presse

226 millions pour le toit et le funiculaire du stade

Pour la première fois, le gouvernement publie un chiffre officiel concernant le coût du remplacement de la toiture du Stade olympique. Une somme de 226 millions apparaît au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2020-2030. Aux dernières nouvelles, un dossier d’affaires doit être remis en 2020 pour approbation au gouvernement. L’installation de la nouvelle toiture est maintenant prévue en 2024.

Ce montant de 226 millions couvre à la fois la toiture et la réfection du funiculaire. Le Parc olympique a refusé dans le passé de donner suite à une soumission autour de 60 millions pour la réfection du funiculaire, car il trouvait la note trop salée.

Le projet consiste à reconstruire les gares de départ et d’arrivée, et à choisir un funiculaire d’un seul plancher au lieu de deux. La Régie des installations olympiques tient aussi à ce que les installations permettent aux visiteurs de sortir à l’air libre, comme à la tour du CN, à Toronto.

Québec prêt à absorber une autre facture du REM

Le gouvernement prendra à sa charge le coût des équipements de la billetterie aux stations du Réseau express métropolitain (REM), le train électrique de la Caisse de dépôt et placement actuellement en construction. Sous l’appellation « équipement de billetique », le poste fait son apparition dans le PQI 2020-2030 dans la catégorie en planification. Le montant de l’investissement sera d’au moins 50 millions. À l’étape de la planification, le gouvernement doit approuver un dossier d’affaires avant de donner le feu vert à l’investissement.

Aucun progrès dans l’agrandissement du Palais des congrès

L’agrandissement du Palais des congrès de Montréal fait du surplace, une déception pour la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Le projet reste au stade « à l’étude », ce qui signifie que le gouvernement n’a toujours pas approuvé le dossier d’opportunité qu’il a en sa possession. En campagne électorale à l’automne 2018, le Parti libéral avait promis 350 millions pour son agrandissement. L’élection du gouvernement caquiste a rendu l’engagement caduc.

« Le budget n’engage toujours pas le gouvernement à financer rapidement l’agrandissement du Palais des congrès, un actif stratégique pour les secteurs économiques de pointe de la métropole », déplore Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM, dans un communiqué.