Les usagers du service d’autopartage Communauto pourront laisser leur véhicule devant les parcomètres de la Ville de Montréal plutôt que les garer aux stationnements dédiés, dans le cadre d’un projet-pilote qui sera lancé en juin.

Sara Champagne Sara Champagne
La Presse

Au moment où l’opérateur Car2go (Share Now) met fin à ses activités à Montréal, le 29 février, le président et fondateur de Communauto, Benoit Robert, dit vouloir devenir « l’acteur de référence pour l’autopartage au Canada ».

Pour permettre l’amélioration du service à Montréal, le responsable de la mobilité au sein de l’administration Plante, Eric Alan Caldwell, a annoncé un projet pilote permettant aux usagers du service d’autopartage Communauto de garer les véhicules dans des espaces sur rue à parcomètres à partir de juin. L’utilisation de ces espaces ne sera pas gratuit. Comme tous les automobilistes, l’entreprise devra payer les places occupées.

Sans être en mesure de dévoiler la grille tarifaire, l’élu responsable du dossier à la Ville affirme que les espaces sur rue tarifés ne seront pas offerts au rabais. Communauto va facturer un prix fixe à ses usagers, et absorbera le reste des coûts. On assure aussi que les véhicules en autopartage ne monopoliseront pas les places de parcomètres.

« Une minute occupée sera une minute payée », a assuré Éric Alan Caldwell en point de presse.

Pour l’instant, le projet pilote se limitera aux espaces de stationnement sur rue du centre-ville, dans le territoire des artères commerciales de l’arrondissement de Ville-Marie. Mais, il n’est pas exclu qu’il s’étende par la suite aux arrondissements du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont–La Petite-Patrie. Des secteurs où il y a la plus forte proportion de l’utilisation du volet FLEX de Communauto, soit l’abonnement de base du service de véhicules en libre-service (VLS).

Aussi, la Ville de Montréal a annoncé son intention de permettre à Communauto un meilleur accès au centre-ville en permettant l’accès à certaines zones résidentielles réservées (vignettes 403 et 405), principalement dans les grands pôles du centre-ville. Auparavant, seuls les véhicules électriques pouvaient terminer leur course dans Ville-Marie.

Communauto a aussi confirmé qu’elle entend augmenter son parc de voitures dans les prochains mois, comme l’a écrit La Presse plus tôt cette semaine, avec environ 150 voitures additionnelles pour Montréal. Il s’agira de Toyota Prius C hybrides et de Kia Rio. Au Canada, 730 véhicules s’ajouteront au service offert en incluant Montréal, Québec Halifax, Ottawa, Edmonton et plus récemment, Toronto.

À Montréal, la zone de desserte FLEX, qui couvre partiellement 12 arrondissements du centre, s’étendra un peu plus loin à l’ouest, dans LaSalle, dans Notre-Dame-de-Grâce, et dans une partie plus large de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Communauto espère offrir un jour des points de chute sur la Rive-Sud.

« En trois ans, on a doublé nos inscriptions. Et c’est à Montréal que nous détenons notre plus grande part du marché, avec 40 % de nos utilisateurs », a affirmé M.  Robert, le haut dirigeant de Communauto.