La Ville de Montréal met en demeure la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG), Sue Montgomery, de « cesser toutes déclarations publiques mettant en cause l’administration » de son arrondissement.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Dans une lettre du cabinet d’avocats Williams envoyée lundi à Mme Montgomery, on reproche à cette dernière d’avoir mentionné dans des entrevues médiatiques que l’arrondissement avait une « longue histoire de corruption », que les « mêmes fonctionnaires » sont toujours en poste et que ce fait « vous troublait ». « Ces affirmations ne sont pas supportées [sic] par des faits et s’avèrent dénuées de tout fondement. Plus particulièrement, vos propos sont de nature à mettre en cause la probité et l’intégrité de l’administration de l’arrondissement […] et portent atteinte à la réputation de ses fonctionnaires, dont le directeur », écrit Me Nathan Williams au nom de la Ville de Montréal.

Il y a dix jours, Valérie Plante a expulsé Sue Montgomery du caucus de Projet Montréal parce que sa collègue a refusé de se plier aux recommandations du contrôleur général de la Ville. Ce dernier a conclu, dans un rapport qui n’a pas été rendu public, que la chef de cabinet de Mme Montgomery, Annalisa Harris avait fait des gestes graves s’apparentant à du harcèlement psychologique notamment à l’égard du directeur de l’arrondissement Stéphane Plante. Il était exigé de Mme Montgomery qu’elle montre la porte à sa chef de cabinet.

Depuis, Sue Montgomery maintient que Mme Harris et elle n’ont rien à se reprocher. Le cabinet politique de Valérie Plante a d’abord offert un emploi à Mme Harris à la permanence de Projet Montréal pour tenter de dénouer l’impasse. Des conseillers municipaux ont également été envoyés comme émissaires politiques auprès de Mme Montgomery mais en vain.

Le 23 septembre dernier, Mme Montgomery a rencontré le contrôleur de la Ville pour exposer des problèmes en lien avec la gestion de l’arrondissement, notamment pour un manque de suivi par écrit des dossiers en discussions entre l’administration de l’arrondissement et la mairie. Une enquête a ainsi été ouverte mais elle a pointé en direction du cabinet politique.