La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a affirmé jeudi qu’ouvrir les portes de l’Ontario aux sols contaminés de l’Est de Montréal était une « erreur » qu’elle tenterait de corriger.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Dans son édition de jeudi, La Presse a révélé que le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal s’étaient récemment entendus pour modifier les conditions d’accès aux 175 millions de dollars en subventions destinés au nettoyage de l’Est de Montréal. Jusque-là, les sols devaient être traités au Québec, alors que dorénavant ils pouvaient être exportés.

Le changement a été dénoncé par l’industrie québécoise de la décontamination de sols, qui a fait valoir que leurs concurrents ontariens leur font une concurrence déloyale grâce à une réglementation locale beaucoup moins stricte. Les sols contaminés y sont généralement enfouis plutôt que d’être traités.

Jeudi, en présentant le Plan climat de son administration, la mairesse Valérie Plante a affirmé qu’elle tenterait d’annuler le changement à l’entente de subvention.

« C’est une erreur, je ne suis pas satisfaite de ce qui s’est passée, a-t-elle affirmé. Je veux corriger le tir. »

Mercredi, le cabinet du ministre de l’Environnement expliquait que le changement avait été effectué par craintes de poursuites, parce que l’obligation de traiter les sols au Québec pourrait violer des engagements en matière de commerce interprovincial.

- Avec Jean-Thomas Léveillé