Les soirs du 7 et 8 décembre derniers, un hélicoptère a survolé longuement un secteur de Laval-des-Rapides jusqu’à tard dans la nuit, entrainant de nombreux citoyens à appeler le 911 pour se plaindre du bruit.

Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

Les citoyens dérangés peuvent être rassurés, il n’y a pas d’autres vols nocturnes prévus dans un avenir proche.

Durant la journée mercredi, ni le Service de police de Laval, ni la ville de Laval, ni l’aéroport de Montréal n’étaient au courant de la raison des survols nocturnes. Le mystère entourant le recours à un hélicoptère en pleine nuit, pendant aussi longtemps et au-dessus d’un seul secteur a finalement été résolu en fin de journée mercredi.

Il s’agit d’un projet de recherche sur la performance énergétique des bâtiments de Laval mené conjointement par le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval et le département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

L’efficacité énergétique se constate avec de l’imagerie thermique, aussi appelée thermographie, qui doit se faire à la noirceur pour avoir de bons résultats. Les autres phases du projet de recherche se sont effectuées avec un petit avion.

« Pour des questions technologiques, on a opté pour un hélicoptère ce qui fait que probablement il y a eu plus de bruit vu qu’un hélicoptère, ça vole plus bas qu’un petit avion », explique Myriam Goulet, chargée de projet au CRE de Laval.

« On aurait aimé que les citoyens le sachent bien d’avance. Il y a eu un problème de communication entre le CRE et la ville de Laval et le CRE en prend l’entière responsabilité », poursuit-elle.

Selon la législation canadienne, un hélicoptère peut voler au-dessus de zones habitées à toute heure du jour à condition de maintenir une altitude minimale de 1000 pieds (305 mètres). Selon ce que La Presse a pu constater sur un site web qui recense tous les appareils dans l’espace aérien, l’hélicoptère a respecté cette règle.