Le maire de Saint-Jérôme a été jugé coupable de « manœuvre électorale frauduleuse », lundi, pour avoir promis des postes à des conseillers municipaux qu’il voulait écarter.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Stéphane Maher risque la destitution, ainsi qu’une interdiction de se présenter en politique pour les prochaines années.

Le verdict a été rendu de façon orale, en avant-midi, au palais de justice de Saint-Jérôme. M. Maher faisait face à deux chefs d’infraction à la Loi électorale : « avoir obtenu ou tenté d’obtenir que messieurs Mario Fauteux et André Marion s’abstiennent de poser leur candidature […] en leur promettant une charge, un emploi ou un avantage ».

Dans un enregistrement dévoilé l’an dernier par Québecor, on entendait M. Maher offrir un « emploi prestigieux à l’un d’eux ».

En après-midi, l’avocat du maire Maher a indiqué que son client était amèrement déçu de la décision de la justice.

Il était « très, très déçu », a affirmé MRobert Brunet en entrevue téléphonique. « On a été un petit peu renversés. »

L’avocat a indiqué qu’il ne savait pas si son client allait faire appel de la décision. « Il faut qu’il évalue le jugement, il faut qu’il évalue les coûts d’un appel. C’est dispendieux », a dit MBrunet. « S’il n’y a pas d’appel, il va être inéligible et probablement qu’entretemps la Commission municipale va prendre des procédures pour lui interdire de continuer son mandat » de maire.

« Le cabinet du maire et la Ville de Saint-Jérôme ne commenteront pas en réponse à l’annonce du verdict », a indiqué par courriel Marie-Ève Proulx, en charge des communications à l’hôtel de ville de Saint-Jérome.