L’activité économique au centre-ville n’est pas près de revenir à la normale : dans nombre de grandes entreprises qui y ont des bureaux, le télétravail se poursuivra encore longtemps pour la moitié des employés, révèle la directrice du Service du développement économique de la Ville de Montréal.

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

« Plusieurs grands employeurs nous disent qu’ils ne pensent pas atteindre plus que 50 % de l’occupation de leurs espaces avec leurs employés, dans un horizon de moyen à long terme », a expliqué Véronique Doucet, dans une présentation à la Commission sur les finances et l’administration de la Ville de Montréal, dans le cadre de l’étude du budget municipal.

« Plusieurs propriétaires d’édifices de bureaux sentent la pression parce que beaucoup d’espace, beaucoup de pieds carrés ne seront plus requis dans les prochaines années. »

C’est pourquoi la Ville de Montréal prépare un nouveau plan de relance, qui sera annoncé sous peu, a dit Mme Doucet.

Depuis le début de la pandémie, le centre-ville ne reçoit que de 5 à 10 % de son achalandage habituel, a-t-elle indiqué dans sa présentation. Entre 50 000 et 100 000 personnes le fréquentent actuellement, comparativement à 540 000 personnes en temps normal.

« Il y a énormément d’impact sur les commerçants, les restaurants, les bars, qui sont fermés, sur les hôtels et les édifices de bureaux », a souligné Véronique Doucet.

En septembre dernier, la mairesse Valérie Plante et le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, avaient imploré les grands employeurs de ramener leurs travailleurs au centre-ville pour y stimuler l’activité commerciale. C’était avant la deuxième période de confinement, qui a débuté en octobre.