Depuis le début de l’année 2018, les projets de réaménagement urbain de l’administration Plante ont mené au retrait de 4280 places de stationnement sur rue, un bilan que la mairesse assume sans problème.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

C’est le lieutenant de la mairesse en charge des dossiers de mobilité, Éric Caldwell, qui l’a annoncé au conseil municipal qui continue mardi avant-midi.

« On parle de 1135 places tarifées » et de « 3145 pour le stationnement non-tarifé, pour un total de 4280 » places de stationnement retirées, a-t-il révélé.

Quelques minutes plus tard, Valérie Plante a défendu le bilan de son administration en la matière.

« Ce serait peut-être bien que vous regardiez où les places de stationnement ont été enlevées : près des écoles [et] pour libérer le cinq mètres avant les intersections », a-t-elle dit.

« On est la première administration qui, au lieu d’utiliser la "Vision zéro [accident mortel]" comme un slogan, la met en application, a continué la mairesse Plante. Je ne vais pas m’excuser de ne pas être peureuse et de mettre la sécurité des petits, des familles, des personnes aînées à l’avant-plan. »

M. Caldwell a indiqué que l’île de Montréal comptait environ 500 000 places de stationnement sur rue. Les places supprimées, « ça représente 0,9 % du stationnement sur rue ».

En octobre, Éric Caldwell avait avoué au conseil municipal ne pas connaître le nombre de places de stationnements supprimées depuis l’arrivée au pouvoir de son administration. Le calcul a finalement été fait dans les dernières semaines, a-t-il dit.

« Dans le repartage de la rue, pour offrir de meilleures options de mobilité à Montréal, on fait des choix », a justifié M. Caldwell.