Les premiers wagons du Réseau express métropolitain (REM), dévoilés lundi matin à Brossard, circuleront dès la semaine prochaine sur les rails du réseau sur la Rive-Sud, alors qu’ils seront soumis à une période d’essai.

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

Ils seront donc visibles pour la population, qui devra cependant attendre l’été 2022 avant de pouvoir y monter pour se déplacer.

« Dans environ 18 mois, vous pourrez monter à bord. D’ici, à Brossard, vous serez à seulement 16 minutes du centre-ville [de Montréal], à 17 minutes de la rue Sainte-Catherine et à 20 minutes de l’Université de Montréal », a souligné Macky Tall, qui dirige la filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) agissant comme maître d’œuvre du projet.

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Les voitures Metropolis sont construites par la société Alstom, dans une usine située en Inde. Même si les quatre premiers wagons ont été livrés aux dates prévues, et qu’aucun retard n’est prévu pour la réception des prochaines voitures, leur mise en service est retardée de trois à six mois en raison des « impacts et retards causés par la COVID, en particulier », a expliqué M. Tall lors de la conférence de presse organisée pour leur dévoilement.

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Les voitures sont climatisées, chauffées et dotées du WiFi, a-t-il noté. Elles sont aussi conçues pour résister au froid, a-t-il assuré.

« Les voitures ont des équipements spécifiques pour l’hiver, comme des planchers chauffants, des portes chauffantes et des systèmes pour briser la glace sous les voitures », a souligné Macky Tall.

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Deux séries de tests seront réalisées sur les voitures : le manufacturier Alstom mènera des tests à Vienne, dans des locaux reproduisant des températures extrêmement froides, et ici, sur les rails du REM, au cours des 13 prochains mois, alors que les wagons circuleront dans des conditions hivernales.

Les gestionnaires du REM suivent avec attention les problèmes rencontrés par le train léger sur rails d’Ottawa, qui a subi plusieurs ratés l’hiver dernier en raison du froid. Mais la technologie utilisée à Montréal est différente, a assuré M. Tall.