Le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301) a opté pour un mandat leur donnant le droit d’exercer des moyens de pression pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée après la tenue d’une assemblée générale samedi.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« Malheureusement, les pourparlers piétinent. La Ville de Montréal ne semble pas vouloir négocier de bonne foi à la table de négociation. Il fallait mettre un peu de pression afin d’en venir à bout dans l’intérêt de nos membres. Le mandat obtenu aujourd’hui démontre que nous sommes mobilisés et déterminés ! », a déclaré le président du SCFP 301, Luc Bisson.

Rappelons que les cols bleus de Montréal sont sans contrat de travail depuis décembre 2017. Malgré 57 séances de négociation, le dialogue s’est avéré infructueux, soutient le syndicat.

Selon le SCFP, 97,2 % des membres sont en faveur du mandat et un total de 2846 membres ont pris part au vote en vue du renouvellement de leur convention collective.

« La Ville dit qu’elle veut négocier, mais n’offre rien de concret. Le vote d’aujourd’hui prouve que nous sommes sérieux. On est tannés de se faire niaiser. C’est le temps de se mettre au travail », d’ajouter Hans Marotte, conseiller syndical du SCFP et porte-parole du SCFP 301 à la table de négociation.

Les cols bleus de Montréal ont tenu leur assemblée générale toute la journée de samedi dans un cinéparc où une vidéo était projetée à l’écran. Pandémie oblige, ils pouvaient voter à bord de leurs voitures.

Le syndicat s’est doté d’un nouvel exécutif cet automne. La section locale avait été placée sous tutelle par le SCFP en mai 2017, à la suite de problèmes internes.

Le SCFP représente environ 70 % des employés municipaux au Québec, soit environ 35 090 membres.