Les tentes n’avaient pas bougé, lundi soir, en bordure de la rue Notre-Dame dans le quartier Hochelaga. Les occupants, qui se sont multipliés depuis le premier juillet, font la sourde oreille à la demande de la Ville de Montréal et du MTQ, qui voulaient qu’ils quittent les lieux avant la fin du mois. Tel que promis, la Ville n’a pas eu recours à la force pour les disperser.

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

« Il y a juste un gars qui est parti, et c’est parce qu’il s’est chicané », résumait, lundi soir, Guylain Levasseur au campement de fortune.

« La police est venue et ils nous ont dit qu’ils ne nous achaleraient pas, qu’il n’y a aucune plainte et qu’on ne dérange pas », a-t-il ajouté. « Personne ici n’a l’intention de partir. »

Lundi soir, il y avait même de nouveaux arrivants qui s’y installaient, fraîchement évincés de leur appartement au premier septembre.

  • PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

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Le campement, qui a commencé à prendre forme cet été, est composé notamment de locataires évincés de leur appartement au premier juillet. La Ville de Montréal, qui a toléré leur présence durant plusieurs semaines, faute de ressources, demande maintenant aux occupants de quitter les lieux et de se diriger dans les nouvelles ressources d’hébergement pour itinérants annoncées la semaine dernière. Un premier centre d’urgence ouvrait ses portes lundi, dans l’arrondissement Mercier — Hochelaga-Maisonneuve. Or, les occupants du campement n’ont pas l’intention de s’y rendre.

En entrevue au 98,5, lundi soir, la mairesse Valérie Plante a réitéré qu’elle « n’enverrait pas la police », mais que la situation n’était pas viable « sur le long terme ».