Crack, cocaïne, amphétamine, GHB : les drogues de rue à Montréal font des victimes. Le Bureau du Coroner du Québec a signalé 23 morts « possiblement ou probablement » liés à des intoxications en juillet seulement, le nombre le plus élevé en un mois depuis 2014.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Près de la moitié de ces décès sont survenus entre le 20 et le 28 juillet. « Il s’agit du nombre le plus élevé de décès en un mois depuis la vigie des surdoses instaurée en 2014 », précise un communiqué émis par la santé publique de Montréal vendredi après-midi.

Les hommes âgés de 20 à 59 ans sont particulièrement touchés. La plupart sont morts chez eux dans des quartiers et villes périphériques de la région. Il y a eu six décès entre le 3 et le 11 août 2020, dont la moitié chez des personnes de moins de 30 ans.

Les drogues consommées sont souvent mélangées. Il s’agit dans la majorité des cas de stimulants (crack, cocaïne, amphétamines). Les risques de succomber à une surdose de stimulants sont multipliés quand il fait très chaud. Parmi les décès rapportés, 5 cas seraient associés à des opioïdes, dont un seul lié au fentanyl (poudre mauve).

La Direction régionale de santé publique de Montréal prône la prudence chez les utilisateurs et leur entourage.

On suggère à ceux qui consomment des drogues de fréquenter les services de consommation supervisée et d’éviter de consommer seul.

Lorsque plusieurs personnes consomment, on conseille d’éviter de consommer tous en même temps.

On recommande de diminuer la dose de drogue pour tester ses effets et d’appeler le 911 en cas de surdose.

Il est prudent d’avoir de la naloxone-médicament utilisé pour renverser les effets d’un surdosage d’opioïdes – à portée de main et de savoir l’utiliser lorsqu’une personne présente des signes de surdose. Le produit est disponible sans ordonnance, gratuitement dans toutes les pharmacies.