L’équipe mixte d’enquête chargée de réviser les dossiers de la direction des affaires internes du SPVM a terminé son travail et met fin à ses activités, après avoir planché sur plus de 1200 dossiers, qui ont mené à seulement quatre mises en accusation.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

L’équipe mixte avait été mise sur pied à la demande du gouvernement du Québec en 2017, après la diffusion d’un reportage de TVA dans lequel d’anciens cadres du SPVM accusaient le corps policier d’avoir fabriqué des preuves contre certains policiers, dans le cadre d’enquêtes internes sur ses membres.

Un rapport indépendant publié la même année avait par ailleurs souligné des irrégularités dans la gestion des affaires internes au SPVM.

Un groupe d’enquêteurs issus de la Sûreté du Québec, du Bureau des enquêtes indépendantes, de la police de Longueuil, de la police de Gatineau, de la police de Québec, de la Gendarmerie royale du Canada avait donc été mis sur pied pour revoir tous les dossiers récents d’enquêtes internes du SPVM sur ses policiers.

À son apogée, cette équipe comptait 43 membres, civils et policiers.

En trois ans, l’équipe mixte a révisé 1020 dossiers déjà existants des affaires internes du SPVM. Elle a aussi ouvert elle-même 252 nouveaux dossiers d’enquête après avoir reçu des signalements ou des informations sur la conduite de certains policiers montréalais.

Seuls quatre dossiers ont mené à des accusations criminelles. Deux patrouilleurs avaient été accusés d’avoir maltraité un itinérant en 2010. Deux autres patrouilleurs ont été accusés de s’être parjurés dans la foulée d’une intervention auprès d’un homme en état d’ébriété.