La Ville de Montréal évaluera la possibilité d’apporter des correctifs à l’intersection dans l’arrondissement du Sud-Ouest, où une voiture a happé mercredi un enfant de 8 ans qui sortait d’un camp de jour.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Dans le cadre de son plan d’action Vision zéro qui consiste à réduire les risques de collisions mortelles, Montréal dépêchera sur les lieux l’équipe d’analyse post-collision au cours des prochains jours, confirme le service des communications de la Ville. « Si nécessaire, des correctifs seront réalisés afin de sécuriser l’intersection », ajoute-t-on.

L’analyse consistera notamment à établir quel est le rôle de l’infrastructure routière dans l’accident. Le travail se fera en collaboration avec le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui effectue une enquête, ainsi que le bureau du coroner qui se penche sur les « causes probables et les circonstances du décès ».

Avant même que ces rapports ne soient complétés, les services des travaux publics et de la mobilité de l’arrondissement du Sud-Ouest pourraient agir rapidement et apporter des améliorations à la signalisation dès lundi prochain, indique la Ville. Plus largement, des changements de nature réglementaire, une surveillance et un contrôle plus étroit ainsi que l’utilisation d’innovations technologiques ou la diffusion de campagnes d’éducation et de sensibilisation auprès de la population, font partie des outils dont dispose la Ville pour intervenir.

L’objectif de Vision zéro, c’est d’avoir une mobilité sécuritaire. Il faut restructurer et repenser la ville. On doit organiser l’espace de façon à ce que les piétons et les cyclistes puissent se déplacer en toute sécurité.

Craig Sauvé, conseiller municipal dans l’arrondissement du Sud-Ouest

Si à première vue, la rue Saint-Ambroise, à l’angle de la rue du Square-Sir-George-Étienne-Cartier, où s’est produit la collision qui a entraîné la mort du jeune garçon, ne semble pas présenter de problèmes particuliers, M.  Sauvé rappelle que l’achalandage automobile s’est accentué dans le secteur au cours des dernières années.

« La population augmente et les nombreux chantiers font en sorte que les gens font des détours pour contourner la circulation. D’ailleurs, des stops ont été ajoutés sur Saint-Ambroise et des dos-d’âne autour du parc Sir-George-Étienne-Cartier. Il faut considérer qu’il y a un centre communautaire où se déroule un camp de jour », souligne M.  Sauvé.

Ce dernier se désole du décès de l’enfant qui a ému la communauté qui est « tissée serrée ». « Tout le monde était sous le choc lorsque l’accident s’est produit, surtout qu’il y a eu beaucoup de témoins. Il y a un soutien qui est apporté au personnel, aux enfants et parents qui fréquentent le camp de jour », affirme Craig Sauvé.

À chaque année, des accidents mortels impliquant des piétons se produisent dans les rues de Montréal ; en moyenne, ce sont 14 piétons qui perdent ainsi la vie annuellement. Ce sont majoritairement des personnes âgées de 65 ans et plus (58 %).