En raison de la canicule qui sévit depuis maintenant cinq jours, les autorités de la santé publique ont recommandé que la Ville de Montréal augmente le niveau de son « plan chaleur » pour passer en mode « intervention ».

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

« Il n’y a pas de relâchement prévu de la chaleur pour demain », souligne le toxicologue Louis-François Tétreault, de la Direction de la santé publique de Montréal. « Même si on n’observe pas pour le moment d’augmentation de nos indicateurs associés à la chaleur, comme le nombre de transports par ambulance, la direction de la santé publique a tout de même recommandé que Montréal passe en mode intervention. »

La chaleur accablante a incité pour le moment la Ville de Montréal à augmenter les heures d’ouverture de certaines piscines, pataugeoires, jeux d’eau et plages, en plus d’ouvrir des lieux publics climatisés pour permettre à la population de se rafraîchir.

Avec l’augmentation du niveau d’alerte, les autorités municipales pourraient décider de distribuer de l’eau potable aux populations vulnérables et ouvrir d’autre haltes climatisées.

> Consultez la carte des lieux publics climatisés et points de rafraîchissements à Montréal

En début de journée, Montréal et plusieurs régions environnantes étaient sous le coup d’une alerte au smog, en raison des incendies de forêt qui font rage dans l’est du Québec. Dans certains secteurs de l’île de Montréal, en avant-midi, l’indice de qualité de l’air était qualifié de « mauvais » en raison de la concentration élevée de particules en suspension.

Environnement Canada a cependant levé son alerte au smog au cours de l’après-midi.

« La fumée causée par un feu de tourbe dans la région de Kamouraska est à la source de cette mauvaise qualité de l’air. La mauvaise qualité de l’air persistera jusqu’en fin de journée », indiquait l’organisme fédéral, dans une alerte émise vers 14 h.

« La nuit dernière, les vents ont soufflé vers le sud ouest, ce qui fait que toutes les régions le long du fleuve ont été affectées par la poussière et la fumée venant du feu » qui continue de brûler dans le Bas-Saint-Laurent, explique le météorologue Peter Kimbell, d’Environnement Canada.

Le feu de tourbe qui brûle à Rivière-Ouelle, près de Kamouraka, n’est cependant pas encore sous contrôle.

« Retour des avions citernes de la SOPFEU, qui oblige de nouveau la fermeture de l’autoroute 20 en direction Ouest entre St-Philippe-de-Néri et La Pocatière afin d’assurer des interventions sécuritaires. Le trafic est détourné vers la route 132 ! », indiquait vers midi le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, sur sa page Facebook.

Le smog affecte surtout les enfants asthmatiques et les personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiaques. Il leur est donc recommandé d’éviter les activités physiques intenses à l’extérieur jusqu’à la levée de l’avertissement de smog, indique Environnement Canada. « Chacun peut améliorer la qualité de l’air en posant des gestes simples comme utiliser le transport collectif, réduire la vitesse de son véhicule ou éviter de laisser tourner inutilement le moteur », note l’organisme fédéral.