Le conseil d’administration de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) donne son aval à la reprise du processus de consultation publique sur la refonte tarifaire, malgré les contrecoups financiers de la pandémie sur le réseau de transport.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

Une nouvelle grille tarifaire métropolitaine simplifiée et intégrée de l’ARTM entrerait donc en vigueur le 1er juillet 2021, comme l’a écrit La Presse jeudi matin. Le projet sera soumis à un processus de consultation publique par l’internet en septembre et en octobre, et son adoption définitive est prévue en décembre.

« La simplification de la grille tarifaire est un des dossiers majeurs », affirme Daniel Bergeron, directeur exécutif à la planification des transports et à la mobilité de l’ARTM. « On annonce donc un projet assez ambitieux élaboré avec tous les partenaires qui intégrera le REM, le métro, le train, les autobus ainsi que le transport adapté. »

L’uniformisation des modes de paiement fait partie du plan proposé à la population, ajoute-t-il.

L’ARTM chapeaute les services offerts par les quatre principales sociétés de transport, soit la Société de transport de Montréal, le Réseau de transport de Longueuil, la Société de transport de Laval et exo, et en fixe les tarifs.

Avec plus de 700 titres de transport toujours en vigueur dans les réseaux de transport de la région métropolitaine, le très attendu projet de refonte tarifaire vise à élargir et à uniformiser l’accessibilité aux transports collectifs.

Parallèlement au remaniement des tarifs, la question de la tarification sociale est à l’étude.

En effet, la refonte et l’harmonisation des tarifs sont l’occasion de penser aux personnes les plus démunies, explique M. Bergeron. Un tarif réduit basé sur les différents seuils de revenus fait partie des scénarios envisagés pour permettre la mobilité de tous.

Baisse d’achalandage marquée

Les effets de la pandémie sur les réseaux de transport sont indéniables et ont une incidence sur la fréquence des services. Cependant, on ne prévoit pas de hausse de tarifs cette année dans les transports en commun de la région de Montréal.

Il faudra malgré tout attendre deux ou trois ans pour revenir à l’achalandage prépandémique, estime-t-on. Les entreprises considèrent aujourd’hui le télétravail comme une façon de faire à maintenir à long terme et des universités envisagent des cours à distance l’automne prochain.

La diminution de perception des tarifs depuis trois mois dans les transports collectifs a entraîné un manque à gagner de 77 millions de dollars par mois en avril et en mai, a précisé Benoît Gendron, directeur général de l’ARTM.