La proportion de femmes recrutées par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a fait un bond spectaculaire depuis les deux dernières années, passant de 25 % de recrues en 2016 à 42 % en 2018 et 2019.

Raphael Pirro Raphael Pirro
La Presse

Cette hausse importante survient quarante après l’embauche d’une première policière au sein du SPVM, soit Christiane Forcier, entrée en fonction le 11 juin 1979.

Quoique de façon moins retentissante, une augmentation proportionnelle des minorités visibles chez les recrues du SPVM est perceptible. En trois ans, celles-ci sont passées de 7 % en 2016 à 13 % en 2019. Pour les Autochtones, le chiffre passe de 1 % à 4 % au cours de la même période.

Le SPVM a présenté ce matin son budget 2020 devant la Commission sur les finances et l’administration de la Ville de Montréal. C’est dans le cadre de cette activité que les chiffres ont été dévoilés.

« Le recrutement se fait à partir des bassins disponibles produits par les cégeps et l’école nationale de police, a déclaré Sylvain Caron, directeur du SPVM. Les gens postulent et en fonction des critères [de sélection], on a été en mesure d’identifier des dames pour œuvrer au sein du service ».

« On poursuit cet effort-là, de la même manière que l’on poursuit nos efforts pour les minorités visibles et les minorités ethniques au cours des prochaines années, a renchéri M. Caron. On va trouver des façons différentes du système traditionnel pour être capables d’aller chercher des gens assez intéressés au SPVM pour offrir leurs services à la population ».

Le SPVM travaille actuellement sur un plan pour augmenter la présence des minorités visibles au sein de son personnel. Toutefois, il est encore trop tôt pour en obtenir les détails.

Afin d’atteindre ses objectifs, le SPVM reconnaît qu’il devra faire des représentations au sein même de ces communautés, soit « dans les écoles et les cégeps » où l’on retrouve une concentration plus importante de minorités visibles, afin d’attirer plus de recrues émanant de ces communautés, a indiqué Sylvain Caron.

« Il y a des gens qui vont être mobilisés en 2020 et pour les prochaines années pour repositionner l’organisation et atteindre un niveau respectable de gens qui représentent la communauté [montréalaise] », a-t-il précisé.