Le nouveau centre de tri des matières recyclables de Montréal permettra à la métropole d’avoir « un plus grand contrôle sur la qualité des matières triées », ce qui constitue « une grande innovation », a affirmé mardi matin la mairesse Valérie Plante, lors de l’inauguration officielle de l’installation.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

« Montréal a pris la sage décision de se doter d’une infrastructure performante pour mieux faire face aux pressions du marché », a déclaré la mairesse Plante.

Le nouveau centre de tri de Montréal, situé dans l’arrondissement de Lachine, « contribue directement à l’économie circulaire » en permettant l’utilisation de matière recyclée pour la fabrication de nouveaux produits, au Québec, affirme-t-elle.

La Ville ne pourra toutefois pas avoir une meilleure traçabilité des matières exportées à l’étranger.

Faisant valoir que la moitié des matières récupérées au Québec sont valorisées au Québec, l’administration Plante affirme que ce sont essentiellement les fibres, le papier et les contenants de carton, par exemple, qui sont exportés.

« Au niveau de l’exportation, on sait qui reprend [les matières], mais pas où ça va dans le pays », a expliqué le directeur de la gestion des matières résiduelles au service de l’environnement de la Ville, Arnaud Budka.

Si la Ville a elle-même du mal à savoir précisément où aboutissent les matières recyclables de ses centres de tri, c’est parce que leur exportation passe généralement par des courtiers, qui sont réticents à dévoiler cette information, ajoute M. Budka.

Le centre de tri de Lachine est en rodage depuis le 28 octobre et devrait être pleinement opérationnel d’ici deux semaines.