La Ville de Montréal va mener des consultations publiques sur les locaux vacants sur les artères commerciales.

Suzanne Colpron Suzanne Colpron
La Presse

« Montréal, comme les autres grandes métropoles, fait face à l’enjeu des locaux vacants. Plusieurs éléments peuvent expliquer ce phénomène, notamment la hausse des loyers, la spéculation immobilière, l’adéquation entre l’offre et la demande commerciale ou encore l’essor du commerce électronique », a déclaré la mairesse Valérie Plante dans un point de presse, lundi matin.  

« Nous souhaitons recevoir des recommandations et des solutions innovantes pour redynamiser ce secteur névralgique de l’économie de Montréal », a-t-elle ajouté.  

Plusieurs artères commerciales de Montréal sont très mal en point et ont des taux de locaux commerciaux inoccupés de plus de 15 %. La moyenne des taux de vacances se situe entre 10 % et 15 %, selon la Ville. Ces espaces vacants affectent la vitalité des artères commerciales, comme la rue Saint-Denis ou la rue Bernard. Ils ont aussi un impact sur l’image de Montréal comme destination commerciale régionale et la qualité de vie dans les quartiers.  

« Au cours de la dernière année, nous avons mis en place plusieurs mesures pour soutenir le commerce, dont un programme d’aide financière aux commerces sur artère en chantier qui constitue une première au Canada. Nous nous attaquons maintenant avec force à la problématique des locaux vacants », a rappelé Valérie Plante.

La consultation de la Commission du développement économique sur les locaux vacants se déroulera de septembre à novembre. Les consultations publiques se dérouleront en janvier 2020.