L’ouest de l’île de Montréal pourra s’enorgueillir d’avoir le plus grand parc municipal au Canada. La mairesse Valérie Plante a annoncé officiellement ce matin la création d’un parc urbain de 3000 hectares protégeant du même souffle les espaces naturels de ce secteur. Selon les plans dévoilés par la Ville de Montréal, le parc sera près de 8 fois la taille de Central Park, à New York, et il sera 15 fois plus grand que le parc du Mont-Royal avec ses millions de visiteurs chaque année.

Sara Champagne Sara Champagne
La Presse

Le grand parc urbain annoncé par l’exécutif de la Ville de Montréal regroupera les parcs-nature de l’Anse-à-l’Orme, du Bois-de-L’Île-Bizard, du Bois-de-la-Roche, du Cap-Saint-Jacques, ainsi que les Rapides-du-Cheval-Blanc. Il inclura aussi d’autres secteurs à des fins de grands parcs.  

Selon la mairesse de Montréal, la création de ce grand parc est un « moment historique » qui marquera un tournant en matière de protection des milieux humides. En vertu des plans adoptés, il permettra de boucler la ceinture verte bordant le lac des Deux-Montagnes, ce qui pourrait permettre de mieux répondre aux changements climatiques et la crue des eaux dans le secteur Pierrefonds-Roxboro.

« Permettez-moi d’insister, a dit la mairesse Plante lors de son allocution. Il s’agit du plus important geste de conservation et de création de parc depuis l’inauguration du parc du Mont-Royal il y a 150 ans.

« Cette démarche s’inscrit dans notre volonté de protéger 10 % de la superficie du territoire de Montréal et vise à conserver et à protéger à perpétuité les aires naturelles de l’ouest de l’île de Montréal. Le parc profitera à toute la population montréalaise », a ajouté Valérie Plante lors de son allocution ce matin.

D’ici quelques semaines, la Ville de Montréal entend lancer une consultation citoyenne à partir d’une plateforme afin de sonder les besoins et attentes des citoyens. Afin de parvenir à créer ce parc, rappelons que l’administration montréalaise a fait face à plusieurs obstacles, entre autres au retrait forcé d’un projet immobilier résidentiel de 5500 unités du promoteur de Cap-Nature, autour de l’Anse-à-l’Orme, lancé sous l’administration Tremblay-Zampino.