Fenêtres placardées, revêtements extérieurs défraîchis, salles de toilette d’une autre époque, insalubres ou carrément condamnées : ce n’est pas une illusion, de nombreux chalets situés dans les parcs de la métropole ont un sérieux besoin de rénovations.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Faisant face au même constat, la Ville de Montréal a annoncé hier un investissement de 11,5 millions de dollars pour rajeunir 48 chalets répartis dans l’île.

Tous les arrondissements ont été invités à présenter des projets dans un appel lancé en avril dernier. Force est de conclure que les besoins étaient particulièrement criants à Saint-Léonard, qui a reçu le feu vert pour 11 projets répartis dans 7 parcs. Mercier–Hochelaga-Maisonneuve suit avec six projets.

« Les derniers audits réalisés sur l’état et la conformité indiquent des indices de vétusté d’environ 30 % et 50 % », respectivement, dans les 165 chalets et 80 pavillons des baigneurs de Montréal, peut-on lire dans le sommaire décisionnel présenté à la dernière séance du comité exécutif tenue plus tôt cette semaine.

Onze projets se voient attribuer une enveloppe de 500 000 $, maximum prévu par le programme. L’urgence des travaux à réaliser était l’un des principaux critères pris en considération par la Ville.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Vue du chalet du parc du Pied-du-Courant, dans l’arrondissement de Ville-Marie

Diminution de la qualité de vie

« C’est une excellente nouvelle pour les citoyens », a lancé Sylvain Ouellet mercredi pendant la réunion du comité exécutif, dont il est le vice-président.

Selon lui, la Ville a très peu investi dans le maintien des « actifs » que sont les chalets des parcs, installations qui ont pourtant « une très grande importance d’un point de vue local ». Leur vétusté ou leur fermeture « diminue la qualité de vie » dans les quartiers concernés, a-t-il encore dit.

Il a donné en exemple la vespasienne au parc du Pied-du-Courant, à l’abandon depuis des années, et ce, même si le parc est quotidiennement fréquenté par les résidants et travailleurs du coin. Des centaines de Montréalais s’y rendent en outre deux soirs par semaine pour y voir les feux d’artifice l’été.

Preuve que la mesure était attendue, l’opposition à l’hôtel de ville s’est elle aussi réjouie de cette annonce.