Le constant vrombissement des voitures de luxe ne mentait pas : les festivités de la fin de semaine du Grand Prix battaient leur plein, hier, au centre-ville de Montréal. Comme chaque année depuis 20 ans, le Festival Grand Prix sur Crescent – qui a commencé jeudi et pris fin hier soir – a attiré des milliers de curieux. Retour sur la journée d’hier.

Marissa Groguhé Marissa Groguhé
La Presse

Le motif à damier blanc et noir était à l’honneur, cette fin de semaine. Des vitrines de magasins aux bannières des bars et restaurants, le centre-ville a adopté le thème de la F1. 

Le Grand Prix du Canada est l’un des événements annonçant chaque année le début des beaux jours. Et c’est sous un soleil radieux que touristes et Montréalais ont afflué par centaines rue Crescent, piétonnisée pour l’occasion entre la rue Sainte-Catherine et le boulevard De Maisonneuve.

Hier, dernier jour des 72 heures de festivités, le tableau était à peu près le même que chaque année. Rue Crescent, impossible de pratiquer la marche rapide, alors qu’un flot continu de visiteurs s’entassait devant des kiosques de vente et des exhibitions de voitures de course. 

Sur le boulevard De Maisonneuve, une scène accueillait des artistes musicaux toute la journée. Vis-à-vis, rue Sainte-Catherine, les passants s’arrêtaient pour voir défiler des voitures tape-à-l’œil, dont les propriétaires faisaient rugir le moteur sous les « hourras ». 

D’abord, les voitures

Des barrières délimitaient une zone à l’angle des rues Sainte-Catherine et Crescent, afin que les curieux puissent observer en sécurité la procession de bolides. Parmi eux, Riaz Sounbarjée et son fils, Shaan, étaient venus de Mont-Saint-Hilaire pour goûter à la folie du Grand Prix. « C’est la première fois qu’on vient ici, a raconté M. Sounbarjee. On veut vivre l’ambiance. » 

Ils ont déjà assisté au Grand Prix sur le circuit Gilles-Villeneuve, mais ne sont pas de fervents admirateurs de F1. « Je veux surtout voir les voitures », a résumé Shaan.

Non loin du cœur de la fête, la Dodge Challenger SRT8 2009 orange modifiée de Pierre Paquette attirait autant les regards (et les flashs) que la monoplace de Formule 1 sur son socle, rue Crescent. Après un coup de chiffon sur sa carrosserie pour retirer les traces de doigts des badauds, M. Paquette a raconté être ici « pour créer une attraction ». 

« Je me gare, les gens viennent, ça attire pas mal de monde », a-t-il dit.

Plaisir pour tous

Pas besoin d’adorer les courses de voitures pour avoir du plaisir ce week-end. Le Portugais Celso Blacido, croisé dans la rue, a même perdu tout intérêt pour la F1, qu’il trouve maintenant « trop commerciale ». 

« Mais j’adore les voitures, je trouve ça excitant d’être ici », a raconté celui qui vivait hier sa première expérience. Sa conjointe, Catherine Duchesne, est montréalaise et n’en était pas à sa première visite au Festival Grand Prix sur Crescent. Elle était surtout là « par curiosité », a-t-elle dit.

Entre la boutique officielle de la F1 et les différents édicules où l’on proposait bière, jouets, coupes de cheveux, accessoires et nourriture, les curieux étaient bombardés de tous côtés par des appels à la dépense. 

En 2015, le ministère du Tourisme estimait à 42,4 millions les retombées économiques totales de la fin de semaine du Grand Prix. Plus de 85 % sont générés par des visiteurs de l’extérieur du Québec. « Il y a toujours énormément de monde et je remarque surtout qu’il y a de plus en plus de gens de toutes sortes d’origines », a témoigné Oscar Pichette Villalon, vendeur au kiosque de la F1, rue Crescent.