Source ID:1eeacec3ca633c10b4fc1b4a005e94cf; App Source:StoryBuilder

Invendus des épiceries récupérés : record en 2018

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne
Montréal

Plus de 1,2 million de kilos d'invendus d'épiceries ont évité les vidanges l'an dernier à Montréal : dans le cadre du «programme de récupération en supermarchés», ils ont plutôt servi à nourrir des gens dans le besoin. Une année record en termes d'aliments récupérés, estime François Jolicoeur, de Moisson Montréal.

Moisson Montréal redistribue toutes les denrées obtenues à une longue liste d'organismes communautaires qui s'occupent de nourrir les Montréalais.

M. Jolicoeur, directeur du développement des affaires de l'organisme de bienfaisance, se réjouit du fait que la récolte de nourriture en supermarché leur a permis de mettre la main sur 500 000 kilos de viande au cours de l'année 2017-2018, des denrées qui se retrouvent plus rarement dans leurs entrepôts.

Les épiceries partenaires du programme sont une centaine et appartiennent aux trois grandes bannières, soit Metro, Loblaws et Sobeys.

Le programme de récupération en épicerie existe depuis l'année 2013-2014, lorsqu'il a été mis sur pied dans le cadre d'un projet-pilote. Et il a connu une croissance continue depuis, souligne M. Jolicoeur, et est maintenant présent dans d'autres villes.

«Cela permet deux choses», dit-il. C'est pour le bénéfice des quelque 250 organismes communautaires que Moisson Montréal dessert dans la ville, et aussi, «ça nous aide à lutter contre le gaspillage alimentaire».

Les camions de Moisson Montréal sillonnent les rues de Montréal et se rendent dans les supermarchés participants. Ceux-ci ont déjà mis la nourriture - près de la date de péremption, mais toujours comestible - de côté ou encore au congélateur pour la viande. Les aliments sont ramassés une ou deux fois par semaine.

On a des protocoles pour s'assurer que la nourriture périssable soit conservée dans de bonnes conditions et soit encore propre à la consommation, indique-t-il. «La chaîne de froid est maintenue», assure-t-il.

Le mot-clé est «rigueur», laisse-t-il tomber. Il cite par exemple le taux de rejet moyen de la viande récupérée : il n'est que de 7%, indique-t-il, ce qui signifie que la très grande majorité des barquettes de poulet, de porc ou de boeuf sont distribuées aux organismes communautaires.

Recyc-Québec a offert un soutien financier au programme, ce qui a permis l'achat d'équipements et de fournitures, notamment pour son déploiement à plus grande échelle en 2015 et 2016.

En 2017-2018, Moisson Montréal a redistribué près de 16 millions de kilos de nourriture et d'autres produits essentiels. Environ 136 500 personnes en ont bénéficié en 2017.




la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer