Le nouvel appel de propositions lancé aujourd'hui pour revitaliser le silo no 5 et la Pointe-du-Moulins sera-t-il le bon ?

Suzanne Colpron LA PRESSE

Abandonné depuis 25 ans, le silo no 5 a fait l'objet de nombreux projets au fil des ans, mais aucune des idées soumises ne s'est jamais réalisée.  

Cette fois, cependant, tout le monde semble convaincu que la proposition retenue, au terme d'un processus échelonné sur deux ans, verra le jour et permettra à tout ce secteur de renaître d'ici cinq à sept ans. « Les astres sont alignés », a répété à quelques reprises la ministre du Tourisme Mélanie Joly, en conférence de presse.

« Notre objectif, c'est de faire naître un nouveau quartier mixte de logements, de commerces et d'attractions touristiques. On recherche un projet à l'image de Montréal, un projet ambitieux, créatif, un projet qui va pouvoir démontrer l'extraordinaire patrimoine du secteur. On veut aussi rapprocher davantage les Montréalais du fleuve. »

La ministre Joly était accompagnée de la mairesse Valérie Plante, de la ministre déléguée aux Transports et responsable de la métropole Chantal Rouleau, et du vice-président, Vieux-Port de Montréal et Société immobilière du Canada (SIC), Pierre-Marc Mongeau.  

De son côté, M. Mongeau a insisté sur le fait que le projet choisi devra obligatoirement préserver le silo no 5 et l'élévateur à grain adjacent.  

Un comité d'experts québécois en urbanisme et en protection du patrimoine a été formé pour évaluer les projets soumis et faire une recommandation à la SIC. Il se compose, notamment, de Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal, de Dinu Bumbaru, d'Héritage Montréal, de Marie Lavigne, du Quartier des spectacles, de Mario Lafrance, de la Société de développement commercial du Vieux-Montréal, et de Marie Lessard, professeur émérite de l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université de Montréal.

Le processus de soumission et d'évaluation des propositions sera d'une durée d'environ sept mois. Il sera suivi d'une consultation publique menée par l'Office des consultation publique de Montréal (OCPM) et d'un changement de zonage, s'il y a lieu. Ces étapes devraient durer deux ans avant qu'on ne procède à la première pelletée de terre.