Pour naviguer dans les rues encombrées du centre-ville, les Montréalais auront bientôt accès à un nouveau mode de transport : des vélos à assistance électrique en libre-service.

Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Mieux connu pour son service de transport par voitures privées, Uber présentait hier les vélos rouge vif JUMP de son nouveau parc, qui seront offerts aux abonnés d’ici deux semaines.

Contrairement aux BIXI, les vélos électriques n’auront pas de stations d’ancrage. Après usage, les utilisateurs devront toutefois les verrouiller aux supports à vélos municipaux. L’application pour téléphone mobile d’Uber permettra de trouver les vélos disponibles sur le territoire.

« Plusieurs centaines » de vélos seront mis en service au centre-ville dans un premier temps, puis l’offre sera étendue à d’autres secteurs, indique le porte-parole d’Uber au Québec, Jean-Christophe de Le Rue.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Contrairement aux BIXI, les vélos électriques n’auront pas de stations d’ancrage.

Tarif : 0,30 $ la minute (soit 4,50 $ le quart d’heure, 9 $ la demi-heure ou 18 $ l’heure). En comparaison, le tarif d’un BIXI est de 2,95 $ pour 30 minutes.

Les contrevenants qui ne laisseront pas leurs montures aux endroits prévus se verront facturer une pénalité de 25 $ et seront bannis après quatre infractions. Le nouveau règlement adopté par la Ville de Montréal pour encadrer ces services prévoit aussi des amendes pouvant atteindre 2000 $ pour l’exploitant si les employés municipaux doivent déplacer des vélos laissés sur la voie publique.

Au moment du lancement du service, Uber prévoit distribuer gratuitement des centaines de casques au centre-ville, puisque la loi oblige à en porter un pour enfourcher les vélos JUMP.

De la voiture vers le vélo

Le service est déjà offert dans une vingtaine de villes aux États-Unis et en Europe, et encourage les citadins à délaisser l’auto solo, puisque l’assistance au pédalage rend ce mode de transport accessible à un plus grand nombre de personnes, selon Jean-Christophe de Le Rue. « À San Francisco, on a vu une diminution de 10 % de l’utilisation des voitures Uber et une augmentation de 15 % du vélo électrique partagé JUMP. Donc il y a vraiment un transfert de la voiture vers le vélo », dit-il.

Après les vélos, Uber prévoit offrir des trottinettes électriques en libre-service, au cours de l’été, dès que le ministère des Transports aura modifié sa réglementation pour permettre ce mode de transport dans les rues et les pistes cyclables (mais pas sur les trottoirs).

PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Après les vélos, Uber prévoit offrir des trottinettes électriques en libre-service, au cours de l’été.

La Ville de Montréal doit aussi définir des zones de stationnement où les trottinettes, qui ne seront pas verrouillées, pourront être laissées par les utilisateurs.

Le système JUMP est différent des vélos chinois bas de gamme en libre-service, qui ont donné une mauvaise image à ce genre de réseau, parce que les utilisateurs les abandonnaient n’importe où sur les trottoirs des villes. Les bicyclettes et trottinettes d’Uber ne causeront pas le même encombrement puisqu’elles seront garées dans des endroits bien définis, assure le porte-parole de l’entreprise.