Des centaines de personnes étaient réunies cet après-midi au parc du Champ-de-Mars dans le Vieux-Montréal pour dénoncer le projet de loi 21 sur la laïcité du gouvernement.

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

Portant des rubans blancs au poignet, les enseignants, juristes et autres participants  ont formé une chaîne humaine autour du palais de justice dans une manifestation organisée par la Coalition Inclusion Québec.

Pour Me Jérémy Boulanger-Bonnelly, présent à l’événement, ce projet de loi est une « atteinte aux droits fondamentaux des minorités ». « L'usage de la clause dérogatoire dans ce contexte est choquant », dit-il. À ceux qui soulignent que le projet de loi a été déposé par un gouvernement démocratiquement élu, Me Boulanger-Bonnelly réplique que les droits fondamentaux existent justement pour «protéger les minorités de certaines décisions de la majorité ».

Présente, la co-porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé a mentionné que « plein de gens sont contre ce projet de loi qui divise ».  « Quand M. Legault dit que c'est comme ça qu'on est au Québec, je veux mentionner que tout le monde qui est ici aujourd'hui, ce sont des Québécois », dit-elle.

Travaillant à l'Université McGill, Steven Spodek voit d'un mauvais oeil le projet de loi 21. «Comme vous voyez, je porte la kippa. Je crains que ce ne soit le début de d'autres choses. D'une privation encore plus grande de libertés », dit-il.

« Je travaille en CPE (centre de la petite enfance). Donc je suis correcte. Mais si ma fille plus tard veut porter un signe religieux, je n'ai pas envie de lui dire qu'elle ne pourra pas tout faire. Que des portes seront fermées », dit Ilhem Belkahla.

C’est la deuxième fois en autant de jour qu’une manifestation sur le projet de loi 21 a lieu à Montréal. Hier, des centaines de personnes s’étaient réunis pour manifester en faveur du projet de loi.