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Centre de prévention de la radicalisation: Montréal veut qu'Ottawa contribue au financement

Herman Deparice-Okombo, directeur du centre de prévention de... (Photo tirée de la page Facebook du CPRMV)

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Herman Deparice-Okombo, directeur du centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV).

Photo tirée de la page Facebook du CPRMV

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

L'administration Plante demande à Ottawa de financer le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV). Montréal réclame au moins 300 000 $ par an, les interventions de l'organisation débordant largement des frontières de l'île, et même du Québec.

La métropole québécoise a récemment pris part à une consultation fédérale menée afin d'élaborer une stratégie nationale de lutte contre le racisme. Dans son mémoire, Montréal en a profité pour exhorter Ottawa à financer son Centre de prévention de la radicalisation. La Ville lui demande de « prévoir un financement de 300 000 $ annuellement de la part du gouvernement du Canada, et ce, de manière pérenne, afin de soutenir les activités du CPRMV ».

Montréal souligne qu'Ottawa a fréquemment fait appel à son Centre de prévention. Ainsi, en septembre 2017, des représentants montréalais ont été invités à participer à une table ronde organisée par le fédéral pour prévenir la radicalisation. « Le Centre a aussi été largement consulté par Sécurité publique Canada en amont de la mise en place du Centre canadien d'engagement communautaire et de prévention de la violence, annoncé lors du budget fédéral 2016 », ajoute le mémoire.

Pourtant, Ottawa n'a jamais contribué au financement courant du Centre, dont le budget s'élève à environ 1,8 million par an. Montréal et le gouvernement québécois ont jusqu'à présent couvert la note. Pour l'heure, le fédéral a seulement accepté de financer trois projets, pour un total de 430 000 $.

La Ville rappelle pourtant que « le mandat du CPRMV dépasse les limites de la métropole, puisqu'il assure également la prévention des crimes et des incidents haineux ainsi que l'accompagnement et la prise en charge des victimes de tels actes ailleurs au Québec ». On ajoute que 10 % des appels et demandes d'aide faites au Centre proviennent du reste du Canada.

La métropole québécoise estime sa demande d'autant plus légitime qu'Ottawa a accepté de contribuer à des organisations similaires ailleurs au pays, dont à Toronto, Ottawa, Calgary et Edmonton.

Augmenter les sources de revenus

Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on indique avoir fait cette demande de financement à Ottawa dans le but de diversifier les sources de revenus du Centre. Actuellement, seule la Ville de Montréal y contribue, Québec ayant suspendu son appui au début de 2018.

Lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale le 29 novembre, la nouvelle ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, a indiqué que le gouvernement Legault comptait contribuer au financement du Centre. « On vient d'accepter de reconduire le financement pour être sûr qu'il puisse continuer de travailler, d'opérer et d'atténuer autant que possible le risque de radicalisation », a-t-elle déclaré. Québec n'a toutefois pas encore chiffré la somme qu'il comptait allonger.

Montréal et Québec ont demandé un audit sur la gouvernance du Centre, exercice qui n'est pas encore terminé. C'est d'ailleurs ce qui pourrait expliquer pourquoi la Ville de Montréal n'a pas encore annoncé combien elle accorderait au Centre en 2019. La mairesse Valérie Plante avait d'ailleurs appelé les dirigeants à se recentrer sur Montréal, considérant que leur financement provenait exclusivement des Montréalais.

Alors que certains doutes planaient sur les intentions de l'administration Plante par rapport au Centre, le mémoire de Montréal permet de comprendre qu'on souhaite le maintenir en place. La Ville dit vouloir que « l'expertise développée à Montréal continue d'être partagée avec les autres villes canadiennes et diffusée à l'international ». Au cabinet de la mairesse, on assure vouloir maintenir le Centre de prévention de la radicalisation en vie, celui-ci étant décrit comme « essentiel ».




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