Montréal laissera en place les affiches de la coalition syndicale ciblant le Parti libéral du Québec et la Coalition Avenir Québec. La métropole a ainsi décidé de ne pas emboîter le pas à Québec, qui les a retirées.

Pierre-André normandin LA PRESSE

Dans une réponse laconique aux questions de La Presse, Montréal a indiqué que, « sauf développement, les ressources de la Ville ne procéderont pas à l'enlèvement des affiches en cause ». Seule exception, les employés pourraient retirer celles qui sont jugées « susceptibles de nuire à la sécurité publique, notamment en raison d'une obstruction visuelle dangereuse ».

La Ville de Montréal est restée silencieuse sur les raisons justifiant sa décision. Les recherches de La Presse indiquent que le règlement d'urbanisme de Montréal n'interdit pas explicitement l'affichage de nature politique en dehors des périodes électorales, contrairement à la Ville de Québec. Les règles de la métropole stipulent simplement qu'une affiche publicitaire temporaire est autorisée dans un endroit « spécifiquement destiné à cette fin par la Ville ». L'affichage est aussi autorisé sur une palissade de chantier.

Lundi, la Ville de Québec a procédé au retrait des affiches installées par la coalition syndicale sur son territoire. Les six syndicats ont répliqué en envoyant une mise en demeure, menaçant de poursuivre la capitale pour atteinte à leur liberté d'expression.

La Loi sur les élections au Québec autorise l'affichage de nature politique sur la voie publique durant toute période électorale. Officiellement, la période électorale en vue de l'élection d'octobre ne débute que le 30 août prochain. À l'extérieur de cette période, c'est la réglementation municipale qui s'applique.

Outre Québec, Laval a entrepris une « inspection » des affiches de la coalition syndicale, sa réglementation interdisant tout affichage sur le domaine public.