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Boycottage du conseil municipal: la mairesse de Longueuil demande une enquête

Selon la mairesse de Longueuil Sylvie Parent, l'opposition « prend... (Photo André Pichette, archives La Presse)

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Selon la mairesse de Longueuil Sylvie Parent, l'opposition « prend en otage les citoyens et monopolise indûment l'administration municipale en convoquant des assemblées et en décidant par la suite de ne pas se présenter ».

Photo André Pichette, archives La Presse

La mairesse de Longueuil Sylvie Parent s'adresse à la Commission municipale du Québec (CMQ) pour demander une enquête sur le comportement des élus majoritaires de l'opposition qui ont boycotté à deux reprises une séance extraordinaire du conseil municipal qu'ils avaient pourtant réclamée.

Mme Parent estime ainsi sonner « la fin de la récréation ». Elle dit souhaiter connaître « les raisons de tels agissements et, le cas échéant, [...] prendre des sanctions disciplinaires contre les élus fautifs ». Selon elle, l'opposition « prend en otage les citoyens et monopolise indûment l'administration municipale en convoquant des assemblées et en décidant par la suite de ne pas se présenter ».

Le chef de l'opposition, Xavier Léger, réplique que Sylvie Parent se défile. « Quand ça ne fait pas son affaire, la mairesse crie au loup. Une fois, elle appelle l'UPAC, et là, elle appelle la Commission municipale. À un moment donné, il faut être rationnel et responsable », a-t-il affirmé à La Presse.

Après vérification auprès de la CMQ, il peut y avoir une enquête sur des questions d'éthique et de déontologie une fois qu'on a vérifié si la plainte est recevable et donc n'est pas frivole. La CMQ peut également constater l'absence prolongée (90 jours) d'un élu aux séances du conseil municipal et ainsi mettre fin à son mandat en vertu de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.

Or, dans le cas de la plainte de la mairesse Parent, rien dans le Code d'éthique des élus de Longueuil ne concerne l'absence des élus au conseil municipal, et le boycottage qu'elle dénonce s'est déroulé au cours des deux derniers jours. La mairie a indiqué avoir déposé la plainte en vertu de ce code. « Ils ont failli sans motif raisonnable à leurs responsabilités premières en tant qu'élus qui est d'assister aux séances du conseil. »

COMMISSIONS ET MOTION DE BLÂME

C'est en réaction à la suspension des sept commissions du conseil municipal par le comité exécutif la semaine dernière que M. Léger et les membres de l'opposition ont demandé la convocation du conseil en séance extraordinaire. Au menu, ils souhaitaient réactiver les commissions, adopter une motion de blâme à l'endroit de la mairesse et rejeter une motion de censure à l'égard du président de l'assemblée, qui est issu de l'opposition.

La séance a d'abord été demandée pour le 26 juin, puis la période proposée a été allongée de quelques jours. Mais la mairesse a convoqué l'assemblée le mercredi 20 juin. L'opposition, dont des membres étaient partis en vacances, ne s'y est pas présentée. Un ajournement a alors été adopté jusqu'à hier à 13 h avec le même résultat.

Le coeur du problème concerne les commissions du conseil. L'équipe de la mairesse estime qu'il y en a trop et qu'elles travaillent sur trop de mandats, ce qui aurait pour conséquence de faire tripler le budget d'exploitation qui leur est destiné. Le budget de 28 800 $ pourrait grimper à 87 800 $, selon la projection faite par l'administration, en tenant compte des rencontres prévues d'ici la fin de l'année.




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