Stade Uniprix: Tennis Canada cherche des appuis pour son toit rétractable

Tennis Canada évalue que la facture d'un toit... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Tennis Canada évalue que la facture d'un toit rétractable pour le stade Uniprix pourrait aller jusqu'à 70 millions.

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Tennis Canada réclame l'appui d'Ottawa, de Québec et de Montréal pour financer un projet de 70 millions afin d'aménager un toit rétractable au stade Uniprix. L'organisation soutient que le recouvrement du court central permettrait d'y tenir davantage d'événements, en plus d'assurer la place de la Coupe Rogers sur la scène internationale.

L'idée de recouvrir le stade du parc Jarry est évoquée depuis plusieurs années, mais devient de plus en plus sérieuse. Tennis Canada vient de s'inscrire au Registre des lobbyistes du Québec afin de convaincre les différents ordres de gouvernement d'y contribuer. L'organisation dit ainsi caresser un projet pour la «construction d'un toit ouvrant sur le court central du stade du parc Jarry de Montréal».

Le projet n'en est qu'aux balbutiements, mais Tennis Canada évalue que la facture d'un toit rétractable pourrait aller jusqu'à 70 millions.

«Dans tous les travaux depuis la création du stade en 1995-1996, on n'a jamais eu de dépassement de coûts et on est responsable de tout dépassement, alors on fait bien attention», affirme Eugène Lapierre, directeur du tournoi de la Coupe Rogers.

M. Lapierre espère que le projet aille de l'avant «le plus vite possible», soit entre 2021 et 2023.

Soutien réclamé

Devant l'ampleur de l'investissement requis, Tennis Canada dit toutefois avoir «besoin du soutien des trois paliers de gouvernement pour réaliser cet important projet d'infrastructure qui répond aux besoins d'un marché international de plus en plus concurrentiel». L'organisation réclame notamment du financement au fédéral en vertu de la deuxième phase du programme d'Infrastructures Canada.

C'est à ce sujet que Tennis Canada a rencontré l'administration Plante, la semaine dernière, afin d'obtenir une lettre de soutien. L'ancienne administration Coderre avait signé une telle lettre, mais le changement de garde à la suite de l'élection de novembre dernier incite l'organisation à revenir à la charge.

«Nos services sont à faire l'évaluation actuellement. On veut s'assurer que c'est le bon projet», a indiqué à La Presse l'élu Hadrien Parizeau. Le nouveau conseiller associé aux sports au sein de l'administration Plante a toutefois souligné que la Coupe Rogers est perçue comme un événement important pour la Ville de Montréal. Celui-ci génère d'importantes retombées sociales, notamment en encourageant l'accessibilité de ce sport aux jeunes Montréalais.

Tendance internationale

Le stade Uniprix a été inauguré en 1996, mais on n'avait pas prévu de toit ouvrant à l'époque. «Ce n'était pas dans l'air du temps, aucun grand tournoi n'avait de toit», relate M. Lapierre.

La situation a bien changé depuis. Trois des tournois du Grand Chelem sont couverts - Wimbledon, les Internationaux d'Australie et les Internationaux des États-Unis - tandis que le dernier, Roland-Garros, prévoit se doter en 2020 d'un toit rétractable en 15 minutes. Sur le circuit Masters, dont fait partie la Coupe Rogers, Madrid dispose de trois courts couverts, et Rome vient d'annoncer qu'elle comptait recouvrir son court central en 2019.

«On voit le reste du monde avancer dans notre sphère d'industrie, et les tournois majeurs se dotent de courts couverts. On devra y arriver un jour», constate Eugène Lapierre.

L'ajout d'un toit couvert permettrait d'éviter les reports et les annulations. «On veut s'assurer que, quand on présente un match diffusé dans 180 pays à des dizaines ou des centaines de millions de spectateurs, il ait lieu», dit M. Lapierre.

Consolider la place de Montréal

Bien qu'aucune menace directe ne plane sur l'avenir de la Coupe Rogers, Tennis Canada dit que le projet permettrait à Montréal de consolider sa place sur la scène internationale. «La pression est constante pour maintenir ces deux [tournois masculin et féminin que Toronto et Montréal présentent en alternance] au sommet de la hiérarchie internationale face à l'essor de la popularité du tennis dans le monde, notamment en Asie et au Moyen-Orient», détaille le projet. 

Le Qatar a notamment tenté de convaincre l'Association des joueurs de tennis professionnels (ATP) et la Women's Tennis Association (WTA), il y a deux ans, de l'ajouter au calendrier, mais l'offre a été refusée.

Tennis Canada évalue que le recouvrement du stade permettrait d'accroître l'achalandage du tournoi et de diversifier les activités présentées au stade du parc Jarry. «On aimerait faire beaucoup plus de choses à longueur d'année», explique M. Lapierre. Il pourrait s'agir de spectacles ou d'autres événements sportifs, pas exclusivement du tennis.




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