Le parti du maire de Laval Marc Demers a dépensé deux fois plus d'argent que son plus proche adversaire lors de la campagne municipale de l'automne dernier, révèle le rapport des dépenses électorales de chacun des partis politiques.

Kathleen Lévesque LA PRESSE

Entre le début des hostilités officielles, le 22 septembre, et le jour du scrutin, le 5 novembre, le Mouvement lavallois a dépensé 257 000 $. Le Parti Laval et son chef Michel Trottier, le plus proche adversaire de Marc Demers dans la course à la mairie (20,40 % des votes contre 48,24 %), ont dépensé 120 000 $.

La moitié des ressources dont disposaient le Mouvement lavallois et le Parti Laval a été consacrée à promouvoir leur chef respectif. En comparaison, le parti Action Laval, dirigé par Jean-Claude Gobé, a dépensé 70 % de ses fonds, c'est-à-dire 123 000 $ des 175 000 $, dans la course à la mairie. M. Gobé s'est classé au troisième rang avec 16,04 % des votes exprimés.

Le parti Avenir Laval de Sonia Baudelot disposait de 77 000 $ pour mener sa campagne, ce qui a été complètement dépensé. Comme candidate à la mairie, Mme Baudelot a obtenu 15,61 % des voix.

LA PART DU LION À LA PUB

Ensemble, les quatre principaux partis politiques qui se livraient bataille ont dépensé un total de 628 000 $. La publicité a grugé plus des deux tiers (69 %) de cette somme.

C'est le parti du maire Demers qui a investi le plus dans la publicité avec 157 000 $. Outre l'impression d'affiches électorales, le Mouvement lavallois a utilisé les services de Facebook, a injecté de l'argent pour la publication de messages publicitaires dans des journaux locaux (près de 15 000 $ dans le Courrier Laval et 2500 $ dans The Suburban) et des médias qui rejoignent une clientèle issue de l'immigration (Armenian Radio, Radio Moyen Orient, Greek Times).

Chez Avenir Laval, dont la chef était très peu connue des électeurs, on a investi 92 % de tous les fonds disponibles dans la publicité. En chiffres, cela correspond toutefois à la moitié des sommes que le parti du maire Demers a dépensées en publicité  (70 000 $ contre 157 000 $).

REMBOURSEMENT À VENIR

Les candidats à la mairie des quatre principaux partis sont admissibles au remboursement de 70 % de leurs dépenses puisqu'ils ont tous obtenu au moins 15 % des votes. Les trois autres candidats à la mairie, dont l'ex-conseiller municipal Alain Lecompte, qui a démarré la campagne électorale en s'attaquant aux pancartes d'Action Laval, n'ont pas atteint le seuil minimal.

Au Mouvement lavallois, tous les candidats (mairie + 21 postes de conseillers municipaux) ont obtenu au moins 15 % des votes et sont donc admissibles à un remboursement de leurs dépenses. Au Parti Laval, cinq candidats n'ont pas réussi à franchir ce cap. L'Action Laval compte neuf de ses candidats dans la même situation. Quant au parti politique de Mme Baudelot, 13 des 21 aspirants conseillers ne peuvent pas réclamer de remboursement.