La Sûreté du Québec (SQ) renforcera à nouveau les mesures de sécurité sur le pont Jacques-Cartier, demain soir, dans la foulée de l'attentat terroriste de Nice, afin de protéger les milliers de piétons rassemblés pour admirer le feu d'artifice. La SQ assure toutefois n'avoir reçu aucune menace concernant cet évènement très populaire.

Mercredi soir, en plus des véhicules de patrouille, deux remorqueuses bloquaient l'accès au pont de chaque côté du fleuve Saint-Laurent pour empêcher un criminel au volant d'un véhicule d'atteindre la foule. Ce même dispositif de sécurité inusité sera en place demain pour la finale de L'International des Feux Loto-Québec à La Ronde. Une foule importante est attendue sur le pont Jacques-Cartier, fermé à la circulation entre 20 h 30 et 23 h 45 pour l'occasion.

Deux semaines après l'attentat de Nice, la Sûreté du Québec ne pouvait se mettre « la tête dans le sable », soutient le capitaine Guy Lapointe.

Rappelons que le 14 juillet dernier, Mohamed Lahouaiej Bouhlel s'est servi d'un camion pour faire un carnage sur la promenade des Anglais à Nice, bondée en raison du feu d'artifice de la fête nationale de la France. Au total, 84 personnes sont mortes, dont de nombreux enfants. Le camion-bélier du djihadiste avait pu pénétrer sans problème sur le site, puisque des accès n'avaient pas été bloqués par les forces de l'ordre.

« AUCUNE MENACE »

Le capitaine Lapointe assure que la SQ n'a « reçu aucune menace quelconque » relative aux feux d'artifice. « Comme corps de police, il faut être à l'affût des évènements qui se déroulent ailleurs. Il faut être en mesure d'en tirer des leçons », dit-il, rappelant que les mesures de sécurité habituelles ont été déployées. La sécurité du pont relève d'ailleurs entièrement de la SQ, et non pas de L'International des Feux Loto-Québec ou de la société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain.

La Sûreté du Québec n'exclut pas d'utiliser un dispositif semblable dans d'autres circonstances pour bloquer l'accès à un site. « Chaque évènement est un cas d'espèce. [...]. Je ne peux pas répondre en général et dire que c'est ce qu'on va faire dans tous les cas. Mais s'il y a d'autres évènements où les circonstances peuvent s'y prêter et qu'on établit que le dispositif peut venir renforcer la sécurité, ça pourrait être ça », soutient le capitaine Lapointe.