Le Centre animalier municipal sera construit dans Saint-Michel

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Le Centre de services animaliers municipal, un projet mis sur pied par l'administration Tremblay dans la foulée du scandale du Berger Blanc en 2011, sera finalement construit dans le quartier Saint-Michel.

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L'emplacement du futur Centre de services animaliers municipal de Montréal.

Photo fournie par la ville de Montréal

Initialement annoncé au parc Angrignon, ce complexe qui devrait accueillir 14 000 chats et chiens à partir de 2018 sera implanté sur le boulevard Pie-IX, entre la 42e et la 47e rue. La Ville est déjà propriétaire du terrain, qui héberge les ateliers municipaux désuets de l'arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, qui seront relocalisés.

«Le centre sera là où la demande est plus importante, a expliqué en point de presse le maire Denis Coderre. Pour les résidants à proximité, sachez qu'une excellente insonorisation est prévue pour assurer leur quiétude.»

Le nouveau site avait déjà été étudié, mais n'était pas disponible, indique-t-on. On a sauté sur l'occasion quand on a annoncé le déménagement des ateliers municipaux, qui occupent un terrain plus central et accessible que le parc Angrignon.

Approche «humanitaire»

La construction de ce centre, qui devrait remplacer à terme les contrats des arrondissements avec des organismes comme le Berger Blanc ou la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, coûtera 23 millions. On veut y privilégier une approche «humanitaire», a expliqué le maire Coderre, notamment en réduisant considérablement le taux d'euthanasie des animaux qui sont recueillis, qui frôle actuellement les 50% pour quelque 20 000 animaux. «C'est un bilan déplorable, un désastre, qui démontre la faillite de l'ancien système et la trop grande négligence des propriétaires», estime le maire. Il affirme s'être inspiré du modèle de Calgary, qui a mis sur pied son centre municipal et où le taux d'euthanasie n'est que de 7%.

Le centre montréalais aura le mandat de s'occuper des animaux non réclamés, de les vacciner, stériliser et de tenter de leur trouver un nouveau propriétaire. Ils seront en outre «micropucés», c'est-à-dire qu'on leur implantera une puce électronique permettant de les retracer.

Les activités seront gérées par un organisme à but non lucratif qui n'a pas encore été identifié. Les animaux recueillis qui ont manifestement déjà un maître -notamment ceux qui sont déjà micropucés- seront quant à eux pris en charge par un autre organisme.

Par la sensibilisation, en rendant éventuellement le micropuçage obligatoire, on espère réduire considérablement le nombre d'animaux abandonnés, a précisé la mairesse de l'arrondissement, Anie Samson.

Une ferme au parc Angrignon

Le contrôle animalier est actuellement une compétence des arrondissements, qui devront accepter de la déléguer ou de faire affaire avec la Ville plutôt qu'avec un organisme. Le maire Coderre a bon espoir de les convaincre. «On travaille ensemble et ça va merveilleusement bien», a-t-il laconiquement déclaré.

Quant au parc Angrignon, il retrouvera dès 2018 une ferme qui proposera des petits animaux de ferme et sera une vitrine pour l'agriculture urbaine. Le budget prévu est de 21 millions.

La porte-parole de l'opposition officielle, Anne-Marie Sigouin, conseillère du Sud-Ouest, a applaudi à l'annonce. «On est heureux que le site soit enfin choisi, il y avait un certain flou depuis l'été dernier.» Elle a cependant montré des réserves quant à l'accessibilité du nouveau site, signalant qu'il n'y avait aucune station de métro dans les environs.

Le recours à un OBNL lui fait également craindre que les pratiques du Berger Blanc, visé par des reportages montrant des méthodes d'euthanasie douteuses, puissent se reproduire. «Peu importe le gestionnaire, il faut qu'il soit suivi et s'en tienne aux pratiques les plus éthiques possible.»




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