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Retraites: Montréal demande l'intervention de la CRT

Mardi autour de 14h, quelques centaines d'employés municipaux... (Photo Patrick Sanfaçon, archives  La Presse)

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Mardi autour de 14h, quelques centaines d'employés municipaux ont bloqué la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, allumé un feu sur la chaussée et fait retentir les sirènes de leurs véhicules d'urgence.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

Considérant la manifestation de mardi devant l'hôtel de ville comme un «arrêt de travail illégal», et craignant la répétition de ces coups d'éclat, Montréal en appelle à la Commission des relations de travail (CRT).

La Ville demande à l'organisme, qui tranche notamment en matière de services essentiels, d'ordonner aux syndicats «de cesser ou s'abstenir de faire tout arrêt de travail illégal, grève illégale ou ralentissement de travail sous quelque forme que ce soit». La requête, signée par le directeur par intérim du Service des affaires juridiques Danny Boudreault et obtenue par La Presse, vise les six groupes d'employés qui ont participé à la manifestation de mardi, soit les cols bleus, les cols blancs, les professionnels, les pompiers, les policiers et les scientifiques à pratique exclusive.

On considère que ces centaines d'employés «ont cessé de travailler pendant au moins quinze minutes entre 13h30 et 15h» et on rappelle qu'ils n'ont pas droit de grève. 

«Dans la situation actuelle, les citoyens sont en droit de s'attendre à ce que les employés qui désirent manifester le fasse en conformité avec les lois existantes, sans causer de méfaits, sans perturber les opérations de la Ville et sans affecter les services auxquels les citoyens ont droit», explique M. Boudreault par courriel. 

Décision sans appel

On demande à la CRT d'utiliser ses «pouvoirs de redressement» qui lui permettent de faire enquête et d'intervenir lors des conflits dans les services publics. Elle peut intervenir en cas de grève, de lock-out, d'une «action concertée» ou «lors de ralentissement d'activités».

Les parties sont convoquées en séance de conciliation le 26 juin, a indiqué M. Boudreault. À défaut d'entente, il y aura par la suite une audition sur le dossier.

À la CRT, on ne pouvait préciser vendredi soir dans quels délais on allait trancher sur le fond du dossier. «On n'est pas dans une situation d'urgence, explique la porte-parole, Céline Jacob. Dans un cadre de services essentiels, il y a un cadre précis, des délais qui sont spécifiés, mais je n'ai pas d'indication que c'est ce dont il s'agit ici.»

Mardi autour de 14h, quelques centaines d'employés municipaux ont bloqué la rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, allumé un feu sur la chaussée et fait retentir les sirènes de leurs véhicules d'urgence. En éteignant le feu, les pompiers en ont profité pour arroser l'hôtel de ville. Le maire Denis Coderre a dénoncé ce qu'il a qualifié de «méfait» et estimé qu'il s'agissait d'un comportement «inacceptable et irresponsable». 

«Avant de se prononcer sur d'éventuelles sanctions, nous attendrons les rapports des différentes directions de la Ville, incluant le Service de police de la Ville de Montréal et le Service de sécurité incendie de Montréal», précise M. Boudreault.




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