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Robert Poëti s'oppose au péage sur le nouveau pont Champlain

Robert Poëti lors de son assermentation.... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

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Robert Poëti lors de son assermentation.

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

Bruno Bisson
La Presse

Le nouveau ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, s'oppose à l'implantation d'un péage sur le lien qui remplacera le pont Champlain et croit que le gouvernement Couillard saura mieux se faire entendre d'Ottawa sur cette question, parce qu'il est résolument fédéraliste.

Dans un bref entretien avec La Presse, hier, au terme d'une longue première journée de travail, le ministre Poëti a réitéré l'opposition de son parti au projet de péage routier du gouvernement Harper. «Il s'agit d'un pont de remplacement, et non d'un pont additionnel, comme celui de l'autoroute 25, entre Montréal et Laval», dit-il.

Le nouveau gouvernement du Québec maintient donc la position défendue par son prédécesseur sur cet épineux dossier. Le ministre Poëti estime toutefois que les affinités entre les gouvernements Couillard et Harper, sur le plan de l'unité canadienne, permettront d'améliorer le dialogue avec Ottawa.

«Sur le plan politique, dit le ministre, qui est aussi responsable de la métropole, nous nous retrouvons dans une situation intéressante qui ne s'est pas vue depuis longtemps, et qui pourrait grandement favoriser Montréal. On ne se le cachera pas, notre gouvernement, à Québec, a des affinités naturelles avec le maire de Montréal, Denis Coderre, sur le plan des idées et des objectifs.

«Et nous sommes fédéralistes, dit M. Poëti. Je crois qu'Ottawa va être sensible à cela, et que sur cette base, nous pouvons construire une relation fédérale-provinciale-municipale beaucoup plus constructive» qu'avant, sous le règne d'un gouvernement souverainiste.

Dépenses et investissements

La nomination de cet ancien policier de la Sûreté du Québec à la tête du ministère des Transports du Québec, mercredi, a été saluée par de nombreux groupes d'intérêt d'horizons très divers, qui ont tous souligné l'importance d'augmenter le financement des réseaux de transports en commun et les budgets de réfection des infrastructures routières.

Au moment où le gouvernement annonce d'emblée qu'il faudra couper 3,7 milliards dans les dépenses de l'État dès cette année, le nouveau ministre des Transports ne craint-il pas de décevoir leurs attentes?

«Pour moi, investir dans l'amélioration des infrastructures, ce n'est pas une dépense. Les infrastructures routières occupent une fonction importante pour l'économie du Québec, et investir dans leur qualité, c'est investir en faveur d'une économie plus forte. Il y a des besoins urgents à financer, et il faut faire ces investissements.»

Robert Poëti
Ministre des Transports du Québec

M. Poëti a aussi révélé qu'en raison du volume des travaux d'infrastructures prévus au ministère des Transports et de l'importance du maintien de son expertise en ingénierie, il demandera au Conseil du trésor que le MTQ soit exempté du gel de l'embauche imposé à l'ensemble des ministères par le nouveau gouvernement.

En campagne électorale, Philippe Couillard s'est engagé à augmenter de 15 milliards sur 10 ans les investissements prévus dans les infrastructures publiques, y compris les routes et les transports en commun.

En entrevue hier, le ministre Poëti a rappelé qu'un nouveau budget sera préparé par le gouvernement Couillard, d'ici juin, et que des choix seront annoncés.

Il affirme que d'ici là, il va revoir chacun des grands projets d'infrastructures annoncés, au cours des derniers mois, dont ceux du prolongement du métro dans l'est de Montréal et du train léger de type SLR projeté sur le nouveau pont fédéral qui remplacera le pont Champlain.




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