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Oléoduc 9B d'Enbridge: Coderre pose ses conditions

Enbridge propose d'inverser le flux de l'oléoduc 9B... (Photo archives La Presse)

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Enbridge propose d'inverser le flux de l'oléoduc 9B pour acheminer du pétrole de l'Ouest aux raffineries de Montréal. Le débit augmenterait dans ce vieil oléoduc, qui devrait transporter du pétrole lourd.

Photo archives La Presse

(Québec) Québec ne doit pas donner de «chèque en blanc» à Enbridge pour son projet d'oléoduc 9B, prévient le maire de Montréal, Denis Coderre.

En commission parlementaire lundi, M. Coderre, aussi président de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), a demandé à Enbridge de créer un fonds de prévoyance d'un milliard, une demande que ne formule pas actuellement le gouvernement péquiste. M. Coderre réclame aussi qu'Enbridge prouve qu'elle est assurée pour un milliard de dollars en cas d'accident.

M. Coderre exige en outre que la société albertaine détaille ses plans d'inspection, son analyse de risque et ses mesures d'urgence. Et il veut que son plan d'intervention s'arrime à ceux des municipalités et du gouvernement provincial. «La balle est dans le camp d'Enbridge», résume-t-il.

De plus, la CMM propose de réaliser une étude sur l'impact qu'aurait l'oléoduc sur les émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement péquiste ne considère pas cet élément dans son analyse du dossier. M. Coderre aimerait qu'une «partie des bénéfices» de l'exploitation de l'oléoduc finance des «mesures de protection de l'environnement» et qu'une «compensation financière» soit versée aux municipalités traversées par l'oléoduc.

Enbridge propose d'inverser le flux de l'oléoduc 9B pour acheminer du pétrole de l'Ouest aux raffineries de Montréal. M. Coderre dit être favorable au projet pour protéger les raffineries montréalaises, mais il demande à être rassuré par rapport aux risques.  Il suggère que le transport de pétrole lourd par oléoduc soit ajouté à la catégorie des matières dangereuses pour améliorer les mesures de sécurité. 

Amir Khadir, de Québec solidaire, le seul adversaire du projet à l'Assemblée nationale, a félicité M. Coderre pour son mémoire.

Coderre rencontre Labeaume

En après-midi, Denis Coderre a rendu visite au maire de Québec, Régis Labeaume. Ils ont tourné la page sur leur accrochage survenu au lendemain des élections et ont décidé de s'unir pour réclamer au gouvernement plus de pouvoirs.

Denis Coderre revendique des pouvoirs comparables à ceux de Toronto. Queen's Park a adopté en 2007 le Toronto Act, qui confère à la métropole une plus grande autonomie. «Montréal devrait avoir ce statut-là aussi», a renchéri Régis Labeaume. Pour M. Coderre, le gouvernement Marois doit donner à Montréal un véritable «statut de métropole» et à Québec, un «statut de capitale», une opinion que partage M. Labeaume. « J'aurai un jour besoin d'un peu plus d'autonomie, a dit le maire de Québec. Il est anormal que, pour tous les gestes qu'on doit poser à Québec on doive demander toutes les cinq minutes la permission du gouvernement.»

MM. Labeaume et Coderre réclament en outre une diversification des sources de revenus pour les deux villes qui, comme les autres, dépendent essentiellement de l'impôt foncier actuellement. Ils n'ont pas voulu préciser quelles pourraient être ces nouvelles sources. L'enjeu sera abordé dans le cadre de la négociation d'un nouveau pacte fiscal avec Québec.

Sur le déficit des régimes de retraite des employés municipaux, le cheval de bataille de Régis Labeaume, Denis Coderre a reconnu que ce sera une «priorité» de 2014, mais a fait savoir qu'il a une «approche différente» de celle de son homologue. M. Labeaume demande au gouvernement de lui permettre de décréter les moyens pour résorber les déficits si aucune entente n'intervient avec les syndiqués après un an de négociation. M. Coderre a rappelé que Montréal s'est déjà entendu avec ses cols bleus sur un nouveau partage des coûts du régime.

Les exigences envers Enbridge

> Que la société albertaine détaille ses plans d'inspection, son analyse de risque et ses mesures d'urgence;

> Que son plan d'intervention s'arrime à ceux des municipalités et du gouvernement provincial;

> Qu'une «partie des bénéfices» de l'exploitation de l'oléoduc finance des «mesures de protection de l'environnement»;

> Qu'une «compensation financière» soit versée aux municipalités traversées par l'oléoduc;

> Que le transport de pétrole lourd par oléoduc soit ajouté à la catégorie des matières dangereuses pour améliorer les mesures de sécurité.




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