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Cols blancs et équité salariale: la Ville accepte de payer

Le maire Laurent Blanchard.... (Photo David Boily, La Presse)

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Le maire Laurent Blanchard.

Photo David Boily, La Presse

Même si cette décision pourrait lui coûter jusqu'à 100 millions de dollars, la Ville de Montréal a renoncé à contester une décision de la Commission de l'équité salariale. En mai dernier, l'organisme avait donné raison au plus important syndicat de la Ville, celui représentant les 10 000 cols blancs.

La Ville avait 90 jours pour porter la décision en appel. Plus tôt aujourd'hui, le maire Laurent Blanchard a assuré lui-même les représentants syndicaux qu'on avait abandonné cette option.

«Nous souhaitons trouver une issue rapide pour ne pas retarder le règlement de ce dossier, a expliqué par communiqué le maire Blanchard. Nous sommes en mode solutions et cherchons à trouver une issue concevable à tous.»

Il s'agit de toute une volte-face pour la Ville de Montréal, qui a plaidé depuis des années que son interprétation de la Loi sur l'équité salariale était valide. Des experts consultés par La Presse l'avaient plutôt qualifiée de «farfelue» et «d'un ridicule consommé». Essentiellement, la Ville prétendait que l'équité salariale ne visait que les salariées - il s'agit de femmes dans l'écrasante majorité des cas - qui ont atteint l'échelon maximal.

La Commission de l'équité salariale a statué le 15 mai dernier que cette interprétation ne respectait pas la loi.

Ville et syndicat des cols blancs reprendront les discussions dès septembre pour trouver un terrain d'entente. Le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Alain Fugère, estime que la Ville devrait «entre 70 et 100 millions» à ses cols blancs au chapitre de l'équité salariale. Le montant précis résulte d'un calcul mathématique et n'est pas à négocier, a-t-il prévenu.

«On est prêt à regarder un échéancier, des modalités de paiement. On n'ira pas au rabais, mais on est conscient de la capacité de payer des contribuables, dit M. Fugère. L'équité salariale n'est pas un caprice, c'est une loi. »

Il se réjouit toutefois qu'après deux ans d'affrontement, «l'administration en place ait mis ses culottes et ait décidé de régler».




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