Fraîchement recruté par l'équipe de Denis Coderre, le maire de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a livré une charge en règle contre ses adversaires de la coalition de Marcel Côté, qu'il voit comme «sans valeurs, un agrégat d'intérêts».

Publié le 16 août 2013
Karim Benessaieh LA PRESSE

En point de presse ce matin, alors qu'on annonçait l'adhésion de l'équipe des élus de Saint-Laurent à Équipe Coderre, M. DeSousa a expliqué son choix par le «leadership fort et inclusif» de l'ex-politicien libéral. À l'opposé, une coalition comme celle menée par Marcel Côté «n'est pas un gage de succès, c'est une faiblesse. On voit déjà le manque de leadership, comment tout le monde tire la couverture de son bord, comment rien n'est fait».

Il estime que la formule de coalition, avec ses «négociations permanentes», n'est pas souhaitable pour Montréal. «Je ne peux pas imaginer que ce soit le modèle pendant quatre ans.» Il se dit tout de même prêt à travailler de concert avec les autres partis après le 3 novembre.

Anciens membres d'Union

Il a décrit son équipe comme composée de «faiseurs (doers)» qui sont «prêts à ramer» avec leur nouveau chef. Le maire de l'arrondissement de Saint-Laurent depuis 2001 et pilier de l'administration Tremblay pendant une décennie a reconnu avoir discuté avec les deux autres chefs de partis dans les derniers mois avant de prendre sa décision.

Avec le recrutement de l'équipe d'Alan DeSousa, tous d'anciens membres du parti de l'ex-maire Gérald Tremblay, l'équipe Coderre est maintenant composée presque à moitié d'ex-élus d'Union Montréal, soit 21 sur 43. M. Coderre a prévenu les critiques de ses adversaires en rappelant qu'ils ont tous courtisé M. DeSousa. «Pour moi, il est un homme intègre. Il faut arrêter de rendre les gens coupables par association. Quand le toit coule et que les madriers sont bons, je ne jetterai pas la maison à terre.»

M. DeSousa sera le porte-parole de l'équipe Coderre en matière de finances, lui qui a présidé à la confection des budgets 2010 et 2011 de la Ville. Son équipe est constituée de deux nouveaux venus en politique, Francesco Miele, élu en 2010, et Aref Salem, conseiller de ville depuis 2009. Deux vétérans, Maurice Cohen et Michèle D. Biron, en politique municipale depuis 1982, la complètent.