Au son des tambours, des violons et des cris joviaux de passants heureux qui se souhaitaient «bonne Saint-Jean», des milliers de Montréalais se sont rassemblés, lundi, dans la rue Sherbrooke pour le traditionnel défilé de la Fête nationale du Québec.

Mis à jour le 24 juin 2013
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

Plusieurs groupes de chanteurs, danseurs, marionnettistes et meneuses de claques, ainsi que de simples citoyens ont défilé en direction du parc Maisonneuve, où s'est tenu en soirée le grand spectacle animé pour la cinquième année consécutive par Guy A. Lepage.

Capitaine Québec

Parmi la foule, un homme sortait du lot. Gilles Lefebvre, 62 ans, mieux connu des habitués du défilé de la Fête nationale sous le surnom de Capitaine Québec, était vêtu de centaines de fleurdelisés, et zigzaguait parmi la foule sur son vélo.

«Je suis ici pour célébrer le Québec. Aujourd'hui, ce n'est pas le temps des chicanes. C'est le temps d'être ensemble, de fêter la diversité que l'on a ici», a expliqué l'homme, qui en est à son 17e défilé.

Cette année, la formule utilisée a été modifiée. Plutôt que de céder la place aux chars allégoriques, les citoyens ont été invités à marcher dans la parade et ont passé une partie de l'après-midi à fabriquer des marionnettes sur le thème de la créativité québécoise.

La fête a attiré de nombreuses familles, même si le mercure a dépassé la barre des 30 degrés et que la chaleur était parfois accablante.

Alexandre Beaulieu, qui habite Montréal-Nord, vendait des crèmes glacées aux enfants et aux parents, dont certains semblaient souffrir de l'humidité accablante. «C'est la première fois que je fais ça, mais ce ne sera pas la dernière. J'ai vendu en une heure l'équivalent d'une journée complète de travail», a-t-il expliqué.

La fête des Néo-Québécois

Parmi les gens présents, de nombreux Néo-Québécois ont célébré lundi leur première Fête nationale.

«Je suis arrivé de la Chine l'an passé, mais c'est la première fois que je viens ici. Je suis fier d'être présent cette année», a expliqué Ugo Dao, accompagné de sa femme.

«La Fête nationale est le moment de célébrer qui nous sommes, mais sans chicane. On est fier d'être Québécois», a ajouté Richard Héroux, qui paradait avec son vélo et un gigantesque drapeau québécois.