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Maire intérimaire: la course est lancée

L'hôtel de ville de Montréal.... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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L'hôtel de ville de Montréal.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Dans les prochains jours, les Montréalais auront un avant-goût de l'élection à la mairie du 3 novembre, qui s'annonce fort courue. La course est bien lancée pour trouver un successeur à Michael Applebaum, avec la confirmation de deux candidatures, celles des maires d'arrondissement Alan DeSousa et François Croteau.

Ce dernier s'est adressé aux médias en début d'après-midi, promettant une «transition tranquille.» «Mon intention n'est pas d'aller chercher la popularité, mais de servir les Montréalais, a déclaré le maire de l'arrondissement de Rosemont-La-Petite-Patrie. Nous avons vécu un autre épisode triste, il faut maintenant tourner la page. On a besoin de vacances d'ici le 3 novembre prochain.»

Son parti, Projet Montréal, dirigé par Richard Bergeron, a décidé de choisir un candidat à la mairie intérimaire dans ses propres rangs «pour ne pas répéter l'erreur de novembre dernier», a expliqué M. Croteau. Il s'est engagé à maintenir intacte la composition de l'actuel comité exécutif et à ne pas se présenter à la mairie de Montréal le 3 novembre prochain.

«Rassurer» les Montréalais

Une heure plus tard, Alan DeSousa, maire de l'arrondissement de Saint-Laurent et un des piliers de l'administration Tremblay entre 2001 et 2012, a confirmé sa candidature, qu'il a présentée comme «un reflet de la diversité du Montréal d'aujourd'hui» -il est d'origine pakistanaise. «Mon intégrité a été démontrée en 27 ans de service public, mon nom n'a jamais été terni», a-t-il déclaré lors d'un point de presse au Champ-de-Mars, derrière l'hôtel de ville.

Il a rappelé qu'à titre de responsable des finances au comité exécutif, il avait préparé les budgets 2010 et 2011 de la Ville. «Il faudra préparer le budget pour la prochaine administration, c'est énormément de travail. Je suis celui qui aura le moins à apprendre pour le faire.» Sa tâche principale sera de rassurer les Montréalais, mais également le gouvernement du Québec et les milieux d'affaires. «Je ne suis pas là pour la gloire. On a besoin de quelqu'un qui peut guider le navire vers un havre de paix. On peut rester sur les lignes de côté et regarder le train passer, mais c'est trop facile de toujours blâmer les autres.»

Il se défend lorsqu'on lui rappelle qu'il a été associé pendant plus d'une décennie à l'administration Tremblay, pendant laquelle la corruption et la collusion ont gangrené l'appareil municipal. «J'ai toujours agi dans mes dossiers. J'ai brisé le cartel du recyclage et les coûts ont baissé.»

On s'attend à ce que deux autres candidatures, le président du conseil Harout Chitilian et le président du comité exécutif Laurent Blanchard, soient officialisées sous peu. Les candidats ont jusqu'à vendredi 16 h 30 pour se rendre au greffe et déposer leur bulletin. Certaines sources indiquent que les deux élus pourraient attendre jusqu'au dernier jour pour le faire, après avoir jaugé leurs appuis. On ignore par ailleurs les intentions d'Helen Fotopulos, qui avait reçu mardi matin l'appui des élus d'Équipe Denis Coderre avant que ceux-ci ne choisissent finalement M. Chitilian en fin de journée.

Les 62 conseillers du conseil municipal seront convoqués mardi prochain, à 9 h 30, pour élire le maire intérimaire. Aucun candidat ne semble avoir la certitude de compter sur les 31 voix nécessaires pour la majorité.

Coderre « rendu ailleurs »

En matinée, la chef de Vision Montréal, Louise Harel, a défendu le choix de sa formation, qui s'est porté sur Laurent Blanchard. « Il faut quelqu'un qui connaisse les dossiers, qui fasse déjà partie du comité exécutif, a-t-elle déclaré lors d'un point de presse. Il n'y a qu'un seul des candidats qui remplisse cette condition, c'est M. Blanchard. »

En marge de son discours au 15e forum international sur le web et l'internet, Denis Coderre a par ailleurs refusé d'appuyer un candidat. Contrairement à sa conseillère Anie Samson, qui a donné son appui à Harout Chitilian, M. Coderre se dit « rendu ailleurs ». « On va voir qui se présente. Les Montréalais veulent avoir la paix. Là, on a des guéguerres entre Vision et Projet Montréal. Il faut trouver une personne qui est capable de s'assurer de faire fonctionner la Ville. »




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