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Appels à la démission du maire Applebaum au conseil municipal

Richard Bergeron... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Richard Bergeron

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

(Montréal) Comme l'écrasante majorité des conseillers montréalais, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, exige «la démission la plus immédiate possible» de Michael Applebaum et des élections rapides, dès la semaine prochaine, pour lui trouver un remplaçant.

Si son parti entend proposer un candidat, M. Bergeron ne sera clairement pas en lice, lui qui a déjà affiché son intention de se présenter en novembre prochain. Projet Montréal, qui compte 10 élus au conseil municipal, travaillera «pour perpétuer une transition tranquille», a-t-il promis cet après-midi en point de presse à l'hôtel de ville.

Qualifiant ce nouvel épisode d'«autre journée noire pour Montréal», M. Bergeron a ajouté du même souffle que «ce ne sera malheureusement pas la dernière». Il y voit les suites de l'ère Tremblay, avec «ces gens qui se disent indépendants, mais qui ont un lourd passé».

L'arrestation du maire Appleabaum ne remet pas en cause la nécessité d'une coalition pour diriger Montréal, estime-t-il. Il exclut de demander la tutelle pour la métropole. «J'ai toujours dit que j'avais confiance en la coalition. Nous avons besoin d'un maire par intérim.»

En milieu d'après-midi, M. Bergeron a redemandé la démission du maire de manière plus formelle, lors de la réunion mensuelle du conseil municipal. Plusieurs conseillers ont fait la même demande. Même le président du comité exécutif, Laurent Blanchard, a convenu qu'il y avait «unanimité» pour montrer la porte de sortie au maire Applebaum.

Celui-ci, a précisé M. Blanchard, «n'avait toujours pas donné signe de vie» à l'hôtel de ville. «Officiellement, il est considéré en déplacement», a ajouté pince-sans-rire le président du comité exécutif. Techniquement, si le maire est en détention, c'est la mairesse suppléante, Jane Cowell-Poitras, qui assume de façon ponctuelle l'intérim. En cas de démission du maire, le greffier de la Ville doit constater la vacance de ce poste lors d'une réunion des élus.

Si le maire Applebaum démissionne d'ici mardi soir, pendant le conseil municipal en cours, il ne sera pas nécessaire de convoquer une assemblée extraordinaire. Sinon, le greffier devra convoquer les élus pour constater la vacance, puis organiser une élection dans les 30 jours suivants. Les élus choisiront alors un maire intérimaire parmi leurs rangs, à l'issue d'un scrutin secret.

Le président du conseil, Harout Chitilian, a présenté tous ces scénarios aux élus peu avant leur conseil. «Tout le monde a adhéré à l'idée de continuer nos travaux. Il y a quand même un conseil, il a des pouvoirs et des responsabilités.»

Collègues incrédules

Très proche de Michael Applebam, qu'il a initié à la politique municipale en 1992, le vétéran conseiller Marvin Rotrand s'est dit «sous le choc» en apprenant son arrestation. «Je ne crois pas aux chefs d'accusation. C'est très difficile à comprendre. Il était un maire bien aimé à Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, il a atteint une cote de popularité astronomique comme maire de Montréal.»

Lui qui a côtoyé presque tous les jours M. Applebaum depuis deux décennies assure n'avoir «jamais vu la moindre chose suspecte». «C'est une personne qui va suivre la loi. L'idée qu'il ait pu recevoir une récompense pour un changement de zonage, c'est incompréhensible.»

Réaliste, il estime que son arrestation signe «la fin de sa carrière politique». Il s'attend à ce qu'il rende sa démission dans les prochains jours.

Quant au maire de l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, Lionel Perez, souvent perçu comme le dauphin de M. Applebaum, il a qualifié ces événements de «bouleversants et choquants». Il a cependant tenu à rappeler que le maire par intérim bénéficie de la présomption d'innocence, même s'il reconnaît que la situation est «troublante».

Son arrondissement, lui ont rappelé les journalistes, a été ciblé à plusieurs reprises par les policiers dans les derniers mois. «J'ai l'entière confiance dans mon service, dans mes fonctionnaires. Je suis là pour faire le ménage, si nécessaire.»




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