Les nouveaux tests en ligne administrés par la Ville de Montréal pour les emplois de cols blancs ont un seuil de réussite trop faible qui a pour conséquence de niveler la compétence par le bas, estime la Commission de la fonction publique.

Mis à jour le 14 févr. 2013
Kathleen Lévesque LA PRESSE

Le problème découlerait de la décision de l'administration de simplifier les procédures d'embauche par l'implantation d'un nouveau système informatisé de gestion des résultats de tests. Ainsi, la Ville accorde dorénavant le même poids à chacune des compétences exigées pour remplir des fonctions de cols blancs, qu'elles soient essentielles ou accessoires. On utilise ainsi un seuil de passage unique situé au 25e percentile.

Par exemple, lors d'un test de connaissance du français (compétence jugée essentielle) pour un emploi de secrétaire, les candidats devaient obtenir au moins 40%. La moyenne des 104 personnes qui avaient postulé a été de 47,4%.

La Commission a demandé l'avis d'un expert externe, qui a confirmé que les compétences n'ont pas toutes la même importance pour un emploi. Il a également noté qu'il faut se rappeler «qu'un poste vacant est parfois moins dommageable pour l'organisation qu'une personne incompétente».

La Commission, dont la vérification portait sur six tests en ligne, recommande donc que la Ville réévalue ses pratiques.