Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a nié mardi avoir été au courant de malversations concernant le financement de son parti et a refusé de démissionner. Au cours des dernières années, plusieurs dossiers l'ont ainsi placé sur la défensive.

LA PRESSE

Faubourg Contrecoeur, 20 novembre 2008

«Assez, c'est assez! Il faut que les campagnes de salissage cessent! Il y a trop d'allégations, trop d'insinuations et trop de sous-entendus. Jamais je ne tolérerai que qui que ce soit remette en question l'intégrité de la fonction publique, de la Ville, des élus, de notre formation politique et, surtout, ma propre intégrité.»

Gérald Tremblay, à la suite de l'enquête de La Presse sur la vente du terrain du Faubourg Contrecoeur et la privatisation illégale de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM).

Scandale des compteurs d'eau, 6 avril 2009

«Quand je serai en possession de toute l'information, j'ai l'intention de la remettre au Vérificateur pour qu'il fasse les vérifications nécessaires. Le Vérificateur a les pleins pouvoirs pour le faire.»

Gérald Tremblay, au moment où la valeur d'un contrat d'installation de 32 000 compteurs d'eau, attribué au consortium GENIeau, est mise en doute.

Scandale des compteurs d'eau, 2 mai 2009

«Le journal La Presse, depuis quelques semaines, je dirais même depuis quelques mois, est en croisade contre la Ville de Montréal, contre les fonctionnaires, contre la direction, contre les élus et contre moi.»

Gérald Tremblay, en entrevue à TVA.

Conversations téléphoniques, 23 octobre 2009

«M. Trépanier a quitté notre formation politique en 2006, après l'élection. J'avais donné des directives, toutes les sommes d'argent devaient respecter les dispositions de la loi. Le DGE a vérifié pendant huit ans les finances de notre parti et il n'a jamais eu le moindre reproche à nous faire.»

Gérald Tremblay, après une longue enquête de La Presse révélant que Bernard Trépanier, responsable du financement d'Union Montréal, a agi comme intermédiaire entre le parti du maire, des dirigeants de la Ville et des firmes qui voulaient - et obtenaient - de lucratifs contrats.

Commission Charbonneau, 1er octobre 2012

«Cette rumeur du 3% circule depuis un moment, ce n'est pas nouveau. J'ai vérifié, j'ai posé des questions à mon agent officiel, on m'a assuré qu'il n'y avait pas de financement illégal dans mon parti politique.»

Commission Charbonneau, 29 octobre 2012

«Tout ce que je peux vous dire, c'est que toutes les fois où j'ai été informé de situations problématiques, j'ai fait appel aux autorités compétentes.»