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Un élu d'Union Montréal quitte le caucus

Frantz Benjamin... (Archives PC)

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Frantz Benjamin

Archives PC

Gérald Tremblay n'est pas au bout de ses peines. «Répugné» par les dernières déclarations de Martin Dumont à la commission Charbonneau, le conseiller de la Ville du district de Saint-Michel, Frantz Benjamin, a quitté le caucus du parti du maire, mardi après-midi.

M. Benjamin conserve toutefois ses fonctions de conseiller municipal. Il veut continuer à représenter les électeurs de Saint-Michel à l'hôtel de ville, mais a fait part à Gérald Tremblay de son «malaise» à rester au sein du caucus d'Union Montréal.

«Je suis rentré en politique avec des valeurs de justice sociale et de lutte contre toute forme d'exclusion. Mais là, il y a des allégations sérieuses par rapport à certaines pratiques et Union Montréal a un devoir de reddition de comptes, d'explications, envers les Montréalais», a expliqué l'homme d'origine haïtienne, en entrevue avec La Presse.

Frantz Benjamin ne va pas jusqu'à dire qu'il a perdu confiance en Gérald Tremblay, mais les récentes allégations de l'ex-organisateur d'Union Montréal Martin Dumont, comme quoi le maire de Montréal était bel et bien au courant du financement illégal de son parti politique, apportent leur lot de craintes et de questionnements.

«Je ne suis pas là pour faire le procès d'un homme, mais l'homme que je connaissais, c'était un homme honnête», ajoute l'élu de 40 ans.

Du côté d'Union Montréal, il n'y a aucune raison de s'inquiéter du retrait du caucus de Frantz Benjamin.

«Il est encore avec nous, il prend simplement ses distances, a commenté Louise Fournier, porte-parole d'Union Montréal. Il a pris sa décision et on est à l'aise avec ça.»

Budget contesté

En plus du témoignage de M. Dumont à la commission Charbonneau, le budget déposé aujourd'hui par l'administration Tremblay a été la goutte qui a fait déborder le vase. Dès que Frantz Benjamin a su qu'une hausse de 3,3 % des taxes était prévue pour 2013, il a mis la clé sous la porte.

«Quand j'entends toutes ces sommes, tous ces chiffres, qui sont quasiment de la dilapidation de fonds publics, ça me met en colère», déplore Frantz Benjamin.

Il décrit le quartier de Saint-Michel comme un endroit avec de grands défis et serrer la ceinture des citoyens n'est pas une solution envisageable.

«Je ne suis pas là pour défendre un parti, ni un homme, mais pour défendre une ville et mes électeurs.»




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