Gai Écoute veut dresser un portrait de l'homophobie au Québec. Pour y parvenir, l'organisme a lancé hier un registre d'actes homophobes, une première dans le monde.

Émilie Bilodeau LA PRESSE

Laurent McCutcheon, président de Gai Écoute, affirme qu'on peut difficilement saisir l'ampleur de l'homophobie, parce que plusieurs personnes homosexuelles n'osent pas dénoncer les actes dont elles ont été victimes. Les formulaires du registre, qui pourront être remplis de façon anonyme, permettront donc de «mieux comprendre le problème».

«De façon générale, les gens n'osent pas déclarer les actes homophobes. L'idée, c'est de créer un instrument anonyme et confidentiel, de façon à ce que les gens qui sont victimes ou témoins d'un acte homophobe puissent les déclarer», explique-t-il.

Gai Écoute ne vise pas que les victimes. L'organisme souhaite aussi que les témoins de violence physique ou verbale, d'intimidation, de harcèlement ou de discrimination dévoilent ces actes homophobes. Dans 18 mois, l'organisme comptabilisera les formulaires pour en faire une étude.