Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, défend sans réserve le travail des policiers le week-end dernier, qu'il qualifie de «très satisfaisant».

Karim Benessaieh LA PRESSE

Alors qu'on les accuse d'avoir interpellé de façon arbitraire ceux qui portaient un carré rouge lors du week-end du Grand Prix, les policiers n'ont fait que «de la prévention», a soutenu le maire en point de presse à Longueuil ce matin.

«Il ne faut pas nous reprocher de faire de la prévention. On a vu ce qui s'est passé dans le métro, on a vu ce qui s'est passé dans des situations difficiles, donc notre service de police pose les bons gestes.»

«Tolérance zéro pour le profilage»

Selon des leaders étudiants, au moins une centaine de personnes auraient été arrêtées ou fouillées à tort durant la fin de semaine. La police a reconnu en avoir arrêté 34 de façon préventive au parc Jean-Drapeau et neuf à l'extérieur du site. Le maire Tremblay, qui a choisi de son propre chef de s'adresser aux journalistes sur ce sujet ce matin, rejette du revers de la main la possibilité que les policiers aient fait du profilage politique. «Aucunement. Le message très clair que j'ai donné (au directeur du SPVM) Marc Parent, lorsque je lui ai confié les responsabilités, je lui ai dit : «Tolérance zéro pour le profilage social, tolérance zéro pour le profilage racial, et c'est tolérance zéro pour le profilage politique.»

Il estime que les Montréalais ont toutes les raisons d'apprécier le travail de leurs policiers, appelés à intervenir dans «un contexte de plus en plus complexe».

«Je suis satisfait, je dirais même très satisfait du travail que nos policiers ont fait. C'est rassurant pour les Montréalais de savoir qu'ils sont en sécurité. C'est facile de commencer à dire «oui mais...», mais quand il y a préoccupations, on appelle qui? On appelle la police et on est donc content que la police soit là pour nous aider, nous accompagner.»

Il soutient que les incidents sont le fait d'une «minorité qui veut peut-être poser des gestes criminels ou du vandalisme» et assure avoir à coeur le respect de la liberté de manifester dans la métropole. «Le plus important pour moi comme maire de Montréal, c'est de permettre aux gens de s'exprimer librement et de le faire de façon pacifique.»

Le maire était de passage à Longueuil à titre de président de la Communauté métropolitaine de Montréal. Accompagné du ministre des Affaires municipales Laurent Lessard et de la mairesse de Longueuil, Caroline Saint-Hilaire, il a annoncé un budget de 350 000$ pour permettre aux municipalités de la grande région métropolitaine de se doter d'un Plan de développement de la zone agricole.