Source ID:; App Source:

Grand Prix: surveillance maximale

  • La police arrête des manifestants au centre-ville de Montréal pendant le Grand Prix. (Robert Skinner)

    Plein écran

    La police arrête des manifestants au centre-ville de Montréal pendant le Grand Prix.

    Robert Skinner

  • 1 / 19
  • Des personnes manifestent au centre-ville de Montréal pendant le Grand Prix. (Robert Skinner)

    Plein écran

    Des personnes manifestent au centre-ville de Montréal pendant le Grand Prix.

    Robert Skinner

  • 2 / 19
  • Altercation et quelques arrestations au coin de Crescent et Sainte Catherine en début d'après-midi. (Robert Skinner)

    Plein écran

    Altercation et quelques arrestations au coin de Crescent et Sainte Catherine en début d'après-midi.

    Robert Skinner

  • 3 / 19
  • La police arrête des manifestants au centre-ville de Montréal pendant le Grand Prix. (Robert Skinner)

    Plein écran

    La police arrête des manifestants au centre-ville de Montréal pendant le Grand Prix.

    Robert Skinner

  • 4 / 19
  • Des arrestations préventives ont eu lieu à la sortie du métro Jean-Drapeau. (Hugo-Sebastien Aubert)

    Plein écran

    Des arrestations préventives ont eu lieu à la sortie du métro Jean-Drapeau.

    Hugo-Sebastien Aubert

  • 5 / 19
  • Des arrestations préventives ont eu lieu à la sortie du métro Jean-Drapeau. (Hugo-Sebastien Aubert)

    Plein écran

    Des arrestations préventives ont eu lieu à la sortie du métro Jean-Drapeau.

    Hugo-Sebastien Aubert

  • 6 / 19
  • Des arrestations préventives ont eu lieu à la sortie du métro Jean-Drapeau. (Hugo-Sebastien Aubert)

    Plein écran

    Des arrestations préventives ont eu lieu à la sortie du métro Jean-Drapeau.

    Hugo-Sebastien Aubert

  • 7 / 19
  •  (Robert Skinner)

    Plein écran

    Robert Skinner

  • 8 / 19
  •  (Robert Skinner)

    Plein écran

    Robert Skinner

  • 9 / 19
  • Des policiers fouillent des sacs à la sortie du métro Jean-Drapeau. (Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Des policiers fouillent des sacs à la sortie du métro Jean-Drapeau.

    Robert Skinner, La Presse

  • 10 / 19
  • Les dispositifs de sécurité pour la course du Grand Prix de Montréal sont à leur maximum à cause de la crise sociale actuelle, découlant du conflit étudiant. Ici, à la sortie du métro Jean-Drapeau, des policiers forment un cordon de sécurité. (Photo: Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Les dispositifs de sécurité pour la course du Grand Prix de Montréal sont à leur maximum à cause de la crise sociale actuelle, découlant du conflit étudiant. Ici, à la sortie du métro Jean-Drapeau, des policiers forment un cordon de sécurité.

    Photo: Robert Skinner, La Presse

  • 11 / 19
  • Des policiers effectuent des fouilles au métro Longueuil. (Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Des policiers effectuent des fouilles au métro Longueuil.

    Robert Skinner, La Presse

  • 12 / 19
  • Il y avait une forte présence policière dans le métro Berri-UQAM. (Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Il y avait une forte présence policière dans le métro Berri-UQAM.

    Robert Skinner, La Presse

  • 13 / 19
  • Des policiers fouillent des sacs au métro Berri-UQAM. (Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Des policiers fouillent des sacs au métro Berri-UQAM.

    Robert Skinner, La Presse

  • 14 / 19
  • Des policiers circulaient également dans les wagons du métro de Montréal pour assurer la sécurité. (Robert Skinner)

    Plein écran

    Des policiers circulaient également dans les wagons du métro de Montréal pour assurer la sécurité.

    Robert Skinner

  • 15 / 19
  • Les gens arrivent au Parc Jean-Drapeau sous haute surveillance. (Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Les gens arrivent au Parc Jean-Drapeau sous haute surveillance.

    Robert Skinner, La Presse

  • 16 / 19
  • Des policiers fouillent des sacs à la sortie du métro Jean-Drapeau. (Robert Skinner)

    Plein écran

    Des policiers fouillent des sacs à la sortie du métro Jean-Drapeau.

    Robert Skinner

  • 17 / 19
  • Des policiers fouillent des sacs à la sortie du métro Jean-Drapeau. (Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Des policiers fouillent des sacs à la sortie du métro Jean-Drapeau.

    Robert Skinner, La Presse

  • 18 / 19
  • Il y avait une forte présence policière à la sortie du métro Jean-Drapeau. (Robert Skinner, La Presse)

    Plein écran

    Il y avait une forte présence policière à la sortie du métro Jean-Drapeau.

    Robert Skinner, La Presse

  • 19 / 19

Après trois jours de manifestations en marge du Grand Prix de Formule 1, la police a pris les grands moyens, dimanche, pour éviter toute perturbation de la course: un déploiement d'effectifs d'une ampleur rarement vue à Montréal, une quarantaine d'expulsions du parc Jean-Drapeau et une trentaine d'arrestations préventives.

>> Voyez nos photos: jour de Grand Prix à Montréal

La plupart des personnes arrêtées de façon préventive sortaient de la station de métro Jean-Drapeau lorsqu'elles ont été interpellées. Ciblées comme manifestants potentiels, elles avaient à peine fait quelques pas que des agents les ont menottées, fouillées et détenues temporairement en vertu de l'article 31 du Code criminel, qui permet aux policiers d'intervenir lorsqu'ils ont des motifs suffisants de croire qu'une infraction s'apprête à être commise.

«Des gens ont été interpellés, car ils ont été reconnus comme des gens qui participent à des manifestations illégales et violentes», a expliqué l'inspecteur Alain Simoneau, responsable du service d'ordre pour le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

«La plupart avaient des objets sur eux qui portaient à croire qu'ils s'apprêtaient à manifester sur le site. Nous voulons assurer la sécurité de tous», a ajouté l'agente Anie Lemieux, porte-parole du service policier.

On aurait saisi des pierres, des masques, des lunettes protectrices, du Maalox (médicament utilisé pour lutter contre les gaz employés par la police) et au moins un couteau.

Les policiers ont notamment arrêté une scout qui avait une carte d'accès au site, car elle faisait du bénévolat auprès d'un organisme de recyclage et de ramassage des déchets. C'est une policière qui l'a reconnue, car elle l'avait déjà aperçue dans une manifestation étudiante. La fouille de son sac aurait permis de trouver des articles comme du Maalox.

L'affaire a irrité d'autres bénévoles, qui ont tenté sans succès de la faire libérer. Ils ont souligné qu'on manquerait rapidement d'employés étudiants et de bénévoles s'il fallait refuser l'accès au site à tous ceux qui ont déjà manifesté.

Expulsion du site

Un autre bénévole a affirmé à La Presse avoir été expulsé du site du Grand Prix, possiblement parce qu'il avait été arrêté pour attroupement illégal dans une manifestation nocturne, il y a trois semaines. Neven Kukaric a juré qu'il n'avait aucune intention de perturber la course et qu'il s'agissait de sa troisième ou quatrième année de participation en tant que bénévole. Le jeune homme de 22 ans a dit être surtout intéressé par le chèque d'une soixantaine de dollars remis quotidiennement à chaque bénévole à titre de compensation.

«La police a jugé que ce n'était pas une bonne idée que je reste», lui auraient dit ses supérieurs. «Je ne sais pas ce que la police croit.»

L'organisation du Grand Prix a affirmé ne pas avoir entendu parler de ce cas.

Presque toutes les personnes arrêtées préventivement ont été relâchées sans conditions au cours de l'après-midi. En fin de journée, seules deux d'entre elles demeuraient détenues afin de déterminer si des accusations criminelles seraient portées à leur endroit.

Une quarantaine de personnes ont par ailleurs été expulsées du parc Jean-Drapeau, car elles n'ont pu y justifier leur présence de façon satisfaisante aux yeux des policiers. L'inspecteur Simoneau explique que de telles expulsions ont lieu lors d'autres événements privés, comme le Piknic Electronik.

«Il faut prendre en considération le fait qu'il y avait une menace sur le site aujourd'hui», a souligné le policier. Rappelons que des militants étudiants ou anticapitalistes ont appelé à perturber le Grand Prix et à y manifester.

À cheval, à pied, en vélo, en voiture, en bateau ou en métro, d'innombrables policiers avaient été déployés pour assurer la sécurité de l'événement. Sur la ligne jaune du métro, qui mène au circuit Gilles-Villeneuve, il y avait des policiers dans chaque voiture.

À la sortie de la station de métro Jean-Drapeau, des dizaines d'agents fouillaient les sacs de toute personne jugée suspecte en raison de son comportement ou d'un objet qu'elle semblait dissimuler, ou encore parce qu'elle avait été ciblée par un des enquêteurs spécialisés présents sur les lieux.

L'inspecteur Simoneau a confirmé qu'il n'avait jamais vu un aussi important déploiement policier depuis son entrée en poste, il y a cinq ans.

Quelques arrestations isolées ont aussi eu lieu dans le réseau du métro, notamment pour menaces ou infraction à un règlement municipal. À Laval, un homme de 20 ans a été arrêté avec un fusil à air comprimé et sera accusé de possession d'une imitation d'arme dans un dessein dangereux. À Longueuil, la police a arrêté un homme qui avait fait tôt le matin un appel à la bombe non fondé visant le métro.

DES ARRESTATIONS ET DES FOUILLES CRITIQUÉES

Les centaines de fouilles et les dizaines d'arrestations préventives faites par la police aux abords du circuit Gilles-Villeneuve ont valu son lot de critiques au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Si les employés et les spectateurs du Grand Prix étaient nombreux à remercier les policiers qui veillaient sur l'événement, d'autres utilisateurs du parc et du métro se sont insurgés contre des procédés qu'ils jugeaient abusifs.

«Je m'en allais travailler au casino, et la policière m'a dit que je n'avais rien à dire, que j'étais en état d'arrestation. Elle m'a pris mon sac, c'est une folle», a raconté Jonathan, peu après avoir réussi à prouver son identité et à continuer son chemin au parc Jean-Drapeau.

Les expulsions de citoyens ont aussi fait jaser.

«On s'en allait à La Ronde et ils nous ont demandé nos billets pour le Grand Prix. On n'en avait pas, alors ils nous ont retournés dans le métro», a lancé un jeune homme encadré par deux policiers, pendant que son amie pleurait.

«On n'a pas le droit de pique-niquer aujourd'hui, ç'a l'air», a affirmé Michael Ouellet avant de faire demi-tour avec son amoureuse.

La police affirme que seules les personnes jugées suspectes ont été fouillées. À l'intérieur du métro, les règlements de la Société de transport de Montréal (STM) sur la civilité donnent par ailleurs aux agents une plus grande marge de manoeuvre.

Quant aux arrestations préventives, le SPVM assure que des indices concrets laissaient croire que les gens visés allaient commettre une infraction. Leur comportement, le fait qu'ils semblaient dissimuler un objet ou encore de l'information obtenue en cours d'enquête ont pu attirer l'attention des policiers.

«Arbitraire et abusif»

L'avocate criminaliste Véronique Robert, qui défend certains militants arrêtés depuis le début de la crise, craint toutefois que certains policiers aient outrepassé leurs pouvoirs.

«La fouille à la sortie du métro, ça me paraît complètement arbitraire et abusif. Il y a des gens qui comparent ça au fait de donner son sac en entrant à un spectacle ou dans un bar. Mais ça, ce sont des actes volontaires. Alors qu'aujourd'hui, on parle de gens qui sortaient du métro et qui n'étaient même pas encore en file pour le Grand Prix », a-t-elle lancé.

«Et avant de fouiller, il faut mettre quelqu'un en état d'arrestation. La police doit lui dire si elle est en train d'enquêter sur un crime bien précis et de quoi il s'agit», a ajouté l'avocate.

Quant à l'article 31 du Code criminel, en vertu duquel les arrestations préventives ont été effectuées, elle rappelle qu'il n'enlève rien aux droits fondamentaux des gens visés.

«C'est légal d'arrêter quelqu'un sans mandat, mais il faut que le policier ait des motifs raisonnables de croire que la personne s'apprête à commettre ou vient de commettre une infraction. Ça ne peut pas être une partie de pêche», souligne-t-elle.

- Avec la collaboration de Philippe Teisceira-Lessard




À découvrir sur LaPresse.ca

la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer