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Sans-abri et santé mentale: 5 millions $ pour renforcer les services

En moins d'un an à Montréal, trois personnes aux prises avec des  problèmes de... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

(Montréal) En moins d'un an à Montréal, trois personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale sont décédées sous des balles policières après des interventions qui ont mal tourné. Les policiers du SPVM auront bientôt une nouvelle arme pour les aider à intervenir auprès des personnes en crise. Dès juin, ils pourront faire appel à l'équipe de soutient psychosociale (ÉSUP), une patrouille composée d'un policier et d'un intervenant social.

Longtemps attendue, cette mesure a été annoncée aujourd'hui par le ministre de la Santé Yves Bolduc et le maire de Montréal Gérald Tremblay. Elle fait partie d'une série de nouveaux programmes qui visent à éviter que les sans-abris, les toxicomanes et les gens qui souffrent de problèmes de santé mentale tombent entre les craques du système de santé pour ultimement se retrouver dans la rue ou dans l'appareil judiciaire.

«Plutôt que d'avoir une approche judiciaire, on va avoir une approche santé», a résumé le ministre Bolduc à propos des nouvelles mesures.

«C'est prometteur, c'est un excellent début. Est-ce que c'est suffisant? On ne pense pas. Il faut continuer à travailler dans ce sens-là. C'est extrêmement positif de voir que la santé et le SPVM travaillent ensemble», a ajouté Fady Dagher, inspecteur-chef de la division des communications du SPVM.

Dans cet esprit de terrain, deux équipes de «suivi intensif» seront implantées l'une au Centre de la santé et des services sociaux (CSSS) de la Montagne, en collaboration avec le Centre universitaire de santé McGill et l'autre, au Centre de la santé et des services sociaux Lucille-Teasdale, en collaboration avec l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. Les équipes formées de psychiatres, d'infirmières et d'intervenants psychosociaux pourront se déplacer dans les lieux fréquentés par les sans-abris ou au domicile des personnes atteintes de troubles mentaux.

Le ministre Bolduc a expliqué hier qu'un projet de ce genre avait été testé par l'Institut de santé mentale de Montréal et l'hôpital Louis-H. Lafontaine. «La clientèle suivie dans le cadre de leur étude a diminué leurs hospitalisations de 40%», a-t-il fait valoir.

La mise sur pied de chaque équipe coûtera 1 million $ par année.

Ouverture de places de longue durée

Le ministre Bolduc a aussi annoncé l'ouverture de 31 nouvelles places de longue durée dans des milieux de vie adaptés aux problèmes de santé mentale. Deux unités seront prochainement aménagées, l'une à Ahuntsic et l'autre à Montréal-Nord. Elles auront une aire de vie commune, une salle à manger et un balcon sécurisé. Les travaux d'aménagement coûteront 1,1 million de $.

Le ministre de la Santé souhaite aussi revoir la structure des urgences psychiatriques de la métropole. Une dizaine d'établissements reçoivent des personnes itinérantes en crise à Montréal. Une étude sera menée cet été pour mesurer l'achalandage, la durée moyenne de séjour et le nombre de jours d'hospitalisation de ces unités. Les autorités de santé publique pourront par la suite décider de réorganiser les services en tenant compte de la répartition géographique de la population itinérante en bonifiant certaines urgences psychiatriques et en fermant d'autres. Les ambulances seraient redirigées en conséquence. Actuellement, les patients sont redirigés vers l'hôpital le plus proche.

L'ensemble de toutes ces mesures coûtera 5 millions de dollars annuellement.




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