Au moment des prochains épisodes de chaleur extrême, les aînés et les personnes souffrant de maladie mentale qui vivent à Montréal seront suivis de manière plus serrée grâce à un système d'appels téléphoniques et de visites à domicile.

Mis à jour le 16 mai 2012
Daphné Cameron LA PRESSE

C'est ce qu'a annoncé l'agence de la santé et des services sociaux de Montréal, hier, lors de la présentation de son nouveau plan en cas de canicule. Montréal a connu des épisodes de chaleur accablante en 2010 et en 2011.

À l'été 2010, en 5 jours, 106 personnes ont perdu la vie. En analysant les données, les autorités de santé publique se sont rendu compte qu'une trentaine d'entre elles avaient des problèmes de santé mentale, dont 10 qui étaient atteintes de schizophrénie. C'est pourquoi l'agence de la santé de Montréal a mené des études pour que ses campagnes d'information soient mieux comprises par cette population.

Une alerte de chaleur extrême est lancée lorsque la température moyenne atteint ou dépasse 33°C et ne baisse pas en dessous de 20°C, et ce, durant trois jours consécutifs, ou lorsque la température est égale ou supérieure à 25°C durant deux nuits consécutives.

Au moment de la prochaine vague de chaleur, les autorités prendront contact avec les personnes les plus à risque, comme les aînés ou les personnes en perte d'autonomie. Des visites à domicile seront également réalisées dans le but de s'assurer que les citoyens ont accès à des haltes-fraîcheur.

La nouvelle PDG de l'agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Danielle McCann, a expliqué hier en point de presse que les centres de santé et de services sociaux ont déjà des listes de patients vulnérables et que des infirmières, des préposés et des bénévoles seront chargés de faire un suivi en cas de canicule.